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Justice - Communiqué de presse.

Thursday, December 15th, 2011

Le 14 décembre 2011, la Cour d’Appel de Paris, a confirmé le jugement condamnant Mme Henriette Zoughebi, Vice- présidente (PC) du Conseil Régional d’Ile-de-France.

En février dernier, Mme Zoughebi avait été reconnue coupable de diffamation et condamnée à 500€ d’amende avec sursis, 1500 de frais de justice et 1€ de dommages et intérêts au STRASS, le Syndicat du Travail Sexuel. La Cour d’Appel a en outre alourdi cette peine de 500 pour frais de justice.

Sur son blog, Mme Zoughebi s’en était violemment pris aux organisateurs des “Assises de la Prostitution”. Le Tribunal a également ordonné le retrait du texte incriminé, ce à quoi la condamnée s’est toujours soustraite.

Le STRASS salue cette décision, qui rappelle clairement que si la Liberté d’expression doit être respectée et défendue dans le débat sur la prostitution, elle n’autorise personne à diffamer celles et ceux qui défendent les Droits des travailleusES du sexe.

infos :

contact@strass-syndicat.org

Une nouvelle équipe pour le STRASS

Monday, June 20th, 2011

L’Assemblée Générale du STRASS s’est tenue le 2 juin dernier.

Lors de cette AG nous avons renouvelé notre bureau et élu les personnes suivantes :

Morgane Merteuil, secrétaire générale

Nicole Simovic, trésorière

Le reste du CA est composé de :

Tatiana M.

Cornelia Schneider

Chloé N.

Maitresse Gilda

Samantha

Manon

Les portes paroles sont également reconduites dans leur fonction à savoir :

Maitresse Gilda

Tiphaine Besnard

Isabelle Schweiger

Le STRASS est à présent composé de 462 membres à jour de leur cotisation.

La priorité de la nouvelle équipe pour l’année qui vient sera la lutte contre la pénalisation des clients.

MANIFESTATION PARIS 2 JUIN 2011 14 h de Pigalle à République

Tuesday, May 31st, 2011

Travailleurs/-ses sexuelLEs
Pour la reconnaissance de nos métiers, défendons nos droits. Pour notre survie, luttons en montrant que nous sommes nombreux/-ses et solidaires.

  • Contre la pénalisation du racolage,
  • contre les amendes,
  • contre nos voitures à la fourrière,
  • contre le retrait de la garde de nos enfants,
  • contre la pénalisation de nos clientEs,
  • contre l’arrestation des escortes sur Internet,
  • contre l’expulsion de nos collègues étrangerEs,
  • contre le statut d’inadaptéE sociale,
  • contre les violences,
  • contre le proxénétisme d’État et toute exploitation de nos métiers.

MANIFESTATION PARIS 2 JUIN 2011 14 h de Pigalle à République

Christine LeDoaré réfléchit elle ?

Friday, March 19th, 2010

Une fois de plus le STRASS est attaqué par LeDoaré.
Nous devons donc une fois de plus faire cette mise au point.

1) Le STRASS n’est pas réglementariste. Nous nous sommes déjà clairement exprimées contre la réouverture des maisons closes, auxquelles nous préférerions des maisons ouvertes auto-gérées et surtout le libre choix de nos conditions de travail sans interférence de l‘Etat.
http://site.strass-syndicat.org/2009/11/reouverture-des-maisons-closes-mise-au-point-sur-la-position-du-strass

2) Le STRASS s’est régulièrement exprimé contre toute forme de salariat ou d’exploitation du travail sexuel, et donc de proxénétisme. Or, les lois sur le proxénétisme sont le plus souvent contre-productives et criminalisent autant si ce n’est plus les travailleurs du sexe plutôt que les proxénètes. Ces lois servent à nous exclure du droit commun en nous créant un statut à part, celui d’inadaptées sociales qui a été crée par les ordonnances de 1960 en même temps que le délit de proxénétisme.

Les lois sur le proxénétisme criminalisent et empêchent entre autres:
- le fait de passer des petites annonces dans la presse ou sur Internet
- le fait de travailler à plusieurs pour sa sécurité
- le fait de louer un studio pour y travailler
- le fait de travailler en établissement
- tout acte d’aide à la prostitution et donc toute forme de solidarité entre nous
- le fait de prêter sa camionnette à une collègue
- toute transaction économique en particulier dans l’organisation de son travail
- le fait que quelqu’un vive d’une partie de nos revenus, incluant nos maris, membres de notre famille et enfants majeurs.

Le paradoxe de ces lois font que nombreux sont les travailleurs du sexe qui font appel à des proxénètes pour ne pas être criminalisés eux/elles-mêmes. Elles ne nous offrent d’ailleurs aucune réelle protection puisque les plaintes des travailleurs du sexe sont rarement enregistrées par la police quand nous ne sommes pas directement arrêtées à la suite d’un dépôt de plainte.
Nous exigeons donc l’abolition de ces lois, et que les lois du droit commun et le code du travail contre les violences, l’extorsion de revenus et l’exploitation soient appliquées pour nous comme à tout autre citoyen et travailleur.

3) Le STRASS a une femme comme porte parole nationale, Tiphaine Besnard, mais qui n’est pas nouvelle puisqu’élue depuis la dernière AG de décembre 2009 avec le reste de l’ensemble du bureau et du CA. Elle succède à Isabelle Schweiger, une autre femme. Le STRASS a également 4 porte parole régionales, 2 femmes bios et 2 femmes trans‘. Aucun homme n‘a été élu porte parole. Notre secrétaire générale est aussi une femme.
http://site.strass-syndicat.org/2009/12/une-nouvelle-equipe-pour-le-strass

4) Le STRASS est accusé de négationnisme car nous nions, premièrement, que la majorité des travailleurs du sexe seraient des victimes de la traite ou des enfants gays jetés de chez leurs parents et, deuxièmement, que nous aurions pour la plupart subi des traumatismes sexuels dans l‘enfance. Même si tous les migrants sur le sol français étaient des victimes de la traite et de l’exploitation ce qui n’est bien sur pas le cas, il n’en reste pas moins que la majorité des travailleurs du sexe qui travaillent en France sont d’origine française. Ils ne sont donc pas des victimes de la traite.
S’agissant de la prostitution homosexuelle, nous invitons LeDoaré a consulter les sites d’escorts gays ou à se rendre sur les lieux de drague pour y compter par elle-même le nombre d’enfants jetés de chez leurs parents.

De plus, nous considérons que les affirmations sur les traumatismes sexuels dans l’enfance ne servent en rien à lutter contre ces violences ou à aider les travailleurs du sexe de quelque façon que ce soit. Ces déclarations servent uniquement à décrédibiliser les prises de positions publiques des travailleurs du sexe en expliquant que nos choix et actions ne seraient que le résultat de traumatismes sexuels.

5) LeDoaré ne fournit toujours aucune preuve à ses affirmations mais cite les pires abolitionnistes du monde en référence. Ceux-ci sont pourtant régulièrement critiqués et dénoncés pour fournir des chiffres ne reposant pas sur des bases scientifiques mais sur des interprétations et de l‘idéologie.
Le sociologue Lilian Mathieu a du parmi d’autres revenir sur la fabrication de ces chiffres cités également en exemple par ATTAC: http://www.contretemps.eu/socio-flashs/ce-que-melange-entre-expertise-militantisme-peut-produire-pire

6) En outre de noms, LeDoaré cite deux textes en référence pour dénoncer les lois australiennes et de pays qui ont décriminalisé le travail du sexe. Nous avons déjà publié le texte de nos collègues australiennes qui répondent à ces accusations. http://site.strass-syndicat.org/2010/03/les-lois-sur-le-travail-du-sexe-en-australie
Ces deux textes sont issus de personnes qui sont connues pour leur homophobie et transphobie
- Sheila Jeffreys: http://sisyphe.org/spip.php?article1050
- Julie Bindel: http://www.guardian.co.uk/world/2004/jan/31/gender.weekend7
C’est tout de même un peu maladroit de la part d’une présidente de centre LGBT.

7) LeDoaré nous cite ensuite comme autre grande référence… la télévision, et le dernier numéro d’Envoyé spécial consacré à la prostitution des enfants dans lequel on apprendrait qu’il y aurait 10 000 enfants prostitués, soit 1 prostitué sur 3.
http://www.leblogtvnews.com/article-prostitution-des-mineurs-en-france-enquete-dans-envoye-special-46432525.html
Le problème est que ce chiffre est comme les autres inventé, et ne repose sur aucune base scientifique. L’association abolitionniste ACPE qui lutte contre la prostitution des enfants et citée dans le reportage d’Envoyé Spécial a elle-même du mal à savoir d’où ce chiffre vient.
http://www.acpe-asso.org/2007/04/13/a-la-poursuite-du-chiffre-perdu/
http://www.acpe-asso.org/2007/12/03/enfants-perdus-chiffres-perdus-part-ii/

8) Le STRASS parle des clients comme de partenaires sexuels. Effectivement, nous avons des rapports sexuels avec eux. Ce sont donc des partenaires sexuels. Nous sommes contre la criminalisation de ces hommes (et quelques femmes et trans‘) avec qui nous avons ces rapports sexuels et aussi parce que nous sommes contre de manière générale la criminalisation de tout rapport sexuel consensuel entre adultes.

9) Le STRASS défend les intérêts de tous les travailleurs du sexe qu’ils travaillent par choix, contraintes ou circonstances. Si notre but n’était que de défendre les intérêts d’”escortes et de fils de bonne famille“, nous ne revendiquerions pas par exemple la décriminalisation du racolage comme notre priorité alors que celle-ci touche avant tout les travailleurs du sexe les plus vulnérables. Pour lutter contre la traite et l’exploitation, il faudrait déjà qu’on arrête de criminaliser les travailleurs du sexe. Or, mis à part le STRASS et nos alliées, personne d’autre ne lutte contre la prohibition. LeDoaré demande au contraire de criminaliser nos clients, qui à présent sont encore les seuls à pouvoir constater directement les problèmes de traite et les reporter à la police sans crainte de poursuites légales contre eux.

10) Le STRASS s’interroge enfin sur la cohérence des attaques de LeDoaré, elle si encline à dénoncer les “industries capitalistes et mondialisées de l’industrie du sexe” en s’attaquant à un syndicat de travailleurs mais tout en nouant des partenariats en tant que présidente du Centre LGBT avec des patrons de l’industrie du sexe gay ou qui vivent en partie des revenus de cette industrie. Pour ne citer que le SNEG, Pink TV et Têtu parmi ses membres et financeurs…
http://www.centrelgbtparis.org/spip.php?page=rubrique&id_rubrique=15
http://www.centrelgbtparis.org/spip.php?rubrique38
http://www.centrelgbtparis.org/spip.php?article95

Nous nous demandons où sont ses intérêts à agir de la sorte, et si elle n’en a aucun, nous devons en conclure que c’est simplement par bêtise.

Lettre ouverte à Cécile Duflot

Friday, March 19th, 2010

A l’attention de Cécile Duflot,
Secrétaire nationale des Verts,

Madame,

Le mouvement du NID vous a récemment écrit pour dénoncer la tenue d’un débat sur la prostitution à la mairie du 2eme arrondissement de Paris, accusant votre parti de soutenir la “mouvance libérale-proxénète et l’industrie du sexe” et en mettant en cause notre syndicat et ses membres.

Nous tenions donc à vous apporter ces précisions:
- Le STRASS, Syndicat du TRAvail Sexuel a été fondé il y a un an lors des Assises de la prostitution de 2009 au Théâtre de l‘Odéon.
- Le STRASS est composé de 300 membres sur toute la France et de plus de 600 sympathisants.
- Les membres actifs du STRASS doivent être travailleurs du sexe ou ayant eu une expérience du travail du sexe et sont les seuls à avoir le droit de vote et d’être élu. Leur adhésion est gratuite.
- Les membres passifs du STRASS sont celles et ceux qui souhaitent nous soutenir. Ils peuvent participer au travail de l’association mais n’ont ni le droit de vote ni d’être élu. Leur adhésion est à partir de 5 euros.
- Le CA du STRASS est donc composé uniquement de travailleurs du sexe.
- Les personnes travaillant dans des positions d’employeurs, producteurs ou managers ne sont pas autorisées à adhérer au STRASS, même en tant que membre passif de soutien.
- Le STRASS est composé de 10% d’hommes, 20% de trans’ et 70% de femmes biologiques.
- Le C.A. du STRASS représente également cette diversité de genre avec des femmes biologiques aux postes décisionnels de secrétaire générale et porte parole.
- La majorité des membres du STRASS sont des travailleurs du sexe de rue.
- En contraste, le mouvement du NID n’a pas de travailleurs du sexe parmi ses membres, en tout cas pas officiellement et certainement pas dans ses organes de prise de décision.

Quant à nos positions politiques:
- Le STRASS ne lutte en effet pas contre la prostitution mais pour les droits des travailleurs du sexe dont celui d’exercer leur travail qu’il le soit par choix, contraintes ou circonstances.
- Le STRASS ne défend pas les intérêts des proxénètes ni ceux de l’industrie du sexe mais ceux des travailleurs et travailleuses du sexe.
- Le STRASS ne tait pas les violences infligées aux travailleurs du sexe mais les dénonce dont celles des personnes et organisations abolitionnistes.
- Ce que nous appelons “putophobie” est l’ensemble des discriminations que nous subissons dont celles issues des personnes et organisations abolitionnistes qui militent contre nos droits, pour la répression de nos clients et de l‘organisation de notre travail, confisquent nos paroles, nous décrivent comme incapables de nous exprimer et de nous organiser politiquement sans leur bienveillante aide, refusent de reconnaitre les mots que nous employons pour nous auto-désigner, et sous-entendent entre autres que nous serions des proxénètes.

Sur le proxénétisme en particulier, le STRASS s’est régulièrement exprimé contre toute forme de salariat ou d’exploitation du travail sexuel, et donc de proxénétisme. Or, les lois sur le proxénétisme sont le plus souvent contre-productives et criminalisent autant si ce n’est plus les travailleurs du sexe plutôt que les proxénètes. Ces lois servent à nous exclure du droit commun en nous créant un statut à part, celui d’inadaptées sociales qui a été crée par les ordonnances de 1960 en même temps que le délit de proxénétisme.

Les lois sur le proxénétisme criminalisent et empêchent entre autres:
- Le fait de passer des petites annonces dans la presse ou sur Internet
- Le fait de travailler à plusieurs pour sa sécurité
- Le fait de louer un studio pour y travailler
- Le fait de travailler en établissement
- Tout acte d’aide à la prostitution et donc toute forme de solidarité entre nous
- Le fait de prêter sa camionnette à une collègue
- Toute transaction économique en particulier dans l’organisation de son travail
- Le fait que quelqu’un vive d’une partie de nos revenus, incluant nos maris, membres de notre famille et enfants majeurs.

Le paradoxe de ces lois font que nombreux sont les travailleurs du sexe qui font appel à des proxénètes pour ne pas être criminalisés eux/elles-mêmes. Elles ne nous offrent d’ailleurs aucune réelle protection puisque les plaintes des travailleurs du sexe sont rarement enregistrées par la police quand nous ne sommes pas directement arrêtées à la suite d’un dépôt de plainte.
Nous exigeons donc l’abolition de ces lois, et que les lois du droit commun et le code du travail contre les violences, l’extorsion de revenus et l’exploitation soient appliquées pour nous comme à tout autre citoyen et travailleur.

Quant à nos membres pris à parti:
- Thierry Schaffauser et Maitresse Nikita sont en effet deux hommes.
- Thierry Schaffauser est travailleur du sexe depuis 7 ans, a commencé à travailler dans la rue Place de la Porte Dauphine à Paris, et vit et travaille désormais à Londres en tant qu’escort et acteur dans l’industrie porno gay britannique.
- Maitresse Nikita a été également travailleur du sexe pendant plus de 30 ans et est spécialisé dans la domination.
- Vous les avez déjà rencontré avec Yann Werhling quand ils étaient membres du groupe activiste Les Putes.
- Ce sont deux anciens militants d’Act Up-Paris et donc bien connus de nombreux membres des Verts.
- D’autant plus que Maitresse Nikita aka Jean François Poupel est lui-même membre des Verts et que Thierry Schaffauser l’était jusqu’à son départ de France et qu’il a même été candidat pour les Verts aux municipales de 2008 sur la liste de Pascale Ourbih dans le XVIème arrondissement de Paris.
- Ils sont tous deux membres du C.A. du STRASS car ils ont été élus par nos membres lors de notre dernière Assemblée Générale.
- Thierry Schaffauser est cependant responsable des relations internationales du STRASS et non de notre communication contrairement à ce que dit le mouvement du Nid.
- Dans la présentation de leur atelier sur la fierté d’être travailleur du sexe présentée lors de la conférence européenne des sex workers, ils n’ont jamais conseillé aux femmes travailleuses du sexe de taire la violence qu’elles pourraient subir mais de se méfier des journalistes qui enferment nos paroles dans un registre testimonial victimisant quand nous voulons faire part de l’analyse politique de notre oppression.
- L’accusation et le soupçon de proxénétisme ou de manipulation par des proxénètes est une constante de la part des abolitionnistes contre tout mouvement et prise de parole des travailleurs du sexe depuis la naissance de notre mouvement en 1975 avec l’occupation des églises.
- Ces accusations ont été adressées à l’encontre de plusieurs membres des Verts qui ont soutenu les droits des travailleurs du sexe ou participé à nos mouvements dont Anne Coppel qui pourra témoigner de son expérience en tant qu’une des fondatrices des Amis du Bus des femmes.

Suite à ces différentes mises au point, nous aimerions que les Verts soutiennent plus clairement les mouvements de travailleurs du sexe.

Nous aimerions vous inviter personnellement à assister aux Assises de la prostitution qui auront lieu au Sénat le 24 mars prochain pour que vous puissiez faire par vous-même votre propre opinion sur qui nous sommes.

Dans l’attente d’une réponse rapide et favorable, veuillez agréer l’expression de nos sentiments les meilleurs.

Pour le STRASS,
Cadyne,
Secrétaire Générale

“Les Travailleu(r)ses du sexe” de Jean Michel Carré, sortie nationale le 3 février

Friday, January 29th, 2010

Les Travailleu(r)ses du Sexe

En France, depuis la loi Sarkozy de 2003, des femmes et des hommes revendiquent le droit de pouvoir louer librement leur corps alors même que l’économie de marché utilise une pseudo libération sexuelle pour justifier la légalisation de la marchandisation de l’intime.

Paroles et pratiques dérangeantes, stigmatisées par des jugements moralisateurs, qui nous questionnent sur les rapports hommes/femmes, la sexualité et son contrôle par le pouvoir.

Site officiel : http://www.films-graindesable.com/les-travailleuses-du-sexe/

Avant première : http://www.facebook.com/event.php?eid=267465425772&index=1

Projections et débats : programmation


LES TRAVAILLEU(R)SES DU SEXE - BANDE-ANNONCE

Débat sur France 4 - Questions de génération (20/01/2010)

Monday, January 25th, 2010

Réunis autour de Samuel Etienne, des jeunes de 18 à 22 ans de tous horizons débattent avec trois personnalités qui ont fait l’actualité

Invitées : Sonia et Maîtresse Gilda

Thème du débat

Faut-il rouvrir les maisons closes ?

ÉMISSION DIFFUSÉE LE Mercredi 20 janvier à 23h05

Voir la vidéo intégrale jusqu’au 21/02 sur le site de France 4
Le blog de l’émission (coulisses,  réactions hors plateau)
Réagissez sur le forum de France 4

Pour que cesse la criminalisation des sex workers. Petition

Wednesday, October 21st, 2009

Arrêtez de criminaliser les travailleurs du sexe !

Communiqué de presse du mardi 20 octobre 2009.

Le journal en ligne La Dépêche publiait le 17 octobre dernier un article relatant l’arrestation d’une escort, pour racolage sur internet. Jean-Noël Gros, l’auteur de l’article1, précisait que cette arrestation avait été rendue possible par l’application de l’article L 225-10-1 de la loi n° 2003-239 du 18 mars 2003, relative à la sécurité intérieure (LSI). Pourtant, si l’on se rapporte à la circulaire d’application de la LSI, datée du 3 juin 2003, le délit de racolage public est présenté comme un moyen de garantir la tranquillité publique, en débarrassant les rues de toutes manifestations sexuelles ostentatoires.2 Mais la sollicitation des clientes et des clients sur Internet ne s’affiche pas aux yeux des passants. Elle est confinée aux sites spécialisés, qu’on ne consulte pas par accident. On ne voit pas très bien, dans ces conditions, ce qui peut motiver son interdiction, si ce n’est la volonté délibérée d’empêcher les escorts de travailler.

Or, il n’est pas interdit en France de se livrer à des rapports sexuels tarifés : la loi française ne proscrit pas la prostitution. D’ailleurs, l’État reconnaît bien la prostitution comme un travail puisqu’elle est soumise au régime fiscal. Dans ce contexte, l’affaire toulousaine constitue une violation de l’un des droits humains proclamés dans l’article 23 de la Déclaration des Nations unies de 1948, : le droit au travail.3 Elle ne paraît choquer personne. Même les plus sensibles au respect des droits humains demeurent indifférents. Il faut croire que la prostitution reste une activité dont il est tellement évident, pour la plupart des gens, qu’elle doit être empêchée, qu’on peut se permettre de vouloir l’interdire en infraction à un droit fondamental, sans prendre la peine de justifier cette position.

Alors que tous/tes les travailleurs/ses sont confronté/e/s à la situation de crise économique et que les gouvernements font leur possible pour éviter une situation de chômage et de pauvreté catastrophique, la répression du travail sexuel, lequel constitue une solution financière intéressante pour les minorités et les femmes appartenant aux classes populaires, réalise une avancée considérable en s’attaquant à la prostitution via internet. En l’occurence, l’argument de la défense de la dignité humaine, au risque de sacrifier les libertés fondamentales de la personne dont la dignité serait menacée, sensé justifier l’existence du délit de racolage public est difficilement soutenable dans ce cas. En effet, sauf à considérer que proposer des services sexuels sur internet est contraire à la dignité humaine, il n’y a pas de motif qui puisse justifier son interdiction. De plus, les sites de rencontres sur internet servent précisément aux prostitué/e/s à se protéger des dangers liés au racolage de rue (arrestations policières, agressions physiques, vols, humiliation ou encore proxénètes) et, en cela, criminaliser l’usage d’internet entre en contradiction avec les objectifs de la LSI.

Le STRASS exige :

la cessation de l’hypocrisie du gouvernement français concernant la prostitution.

la décriminalisation de tout acte sexuel entre adultes consentants.

l’abrogation de toutes les lois sur la prostitution.

le respect des libertés fondamentales des travaileurs/ses du sexe.

Pour que cesse la criminalisation des sex workers. Petition.

Video France 3, le 12/13 : portrait du jeudi, Gilda.

Thursday, May 28th, 2009

28 mai, France 3 Paris Ile de France. Le portrait du Jeudi, Maitresse Gilda

le STRASS en action : à Paris, Strasbourg… photos par STS

Monday, May 11th, 2009