Posts Tagged ‘manifestation’

Manifestation : Mardi 6 décembre à 15H, place Edouard Herriot.

Sunday, December 4th, 2011

Le 6 décembre, les travailleurSEs du sexe et ceux qui les défendent se rassembleront à 15 h, place du Président Edouard Herriot près de l’Assemblée Nationale pour protester, une fois de plus contre les politiques répressives les visant ou visant leur clientEs.

En effet, au même moment, les députés débattront et adopteront probablement, la proposition de résolution visant à réaffirmer la position abolitionniste de la France en matière de prostitution.
Cette proposition de résolution vise à entériner juridiquement et symboliquement les conclusions du rapport Bousquet sur la prostitution en France, au premier rang desquelles figure la volonté de pénaliser les clientEs des travailleurSEs du sexe.


C’est l’étape avant la proposition d’une loi de pénalisation des clients.


Les travailleurSEs du sexe et leurs alliéEs dénoncent depuis des mois cette volonté d’accroître encore un peu plus la répression à leur encontre, mettant en danger leur santé, leur sécurité, leur subsistance.

C’est ce que, le 28 novembre dernier, le Collectif Droits & Prostitution et le Strass rappelaient dans un courrier adressé à l’ensemble des DéputéEs, exigeant de nouveau que les travailleu(r)ses du sexe soient REELLEMENT associéEs aux politiques publiques en matière de prostitution.

Documents :

Courrier aux députés (co-signé par plus de 21 associations)

Dossier de presse contre la pénalisation des clients.

Contacts presse :

Pour ActUp Paris, Cécile Lhuillier : 06 65 64 52 88

Pour le STRASS : Maîtresse Gilda : 06 23 06 87 01
Agrandir le plan

journée mondiale de lutte contre le SIDA : nous ne sommes pas le problème, nous faisons partie de la solution.

Thursday, December 1st, 2011

En cette journée de Lutte mondiale contre le VIH/SIDA, le STRASS tiens à réaffirmer sa solidarité avec toutes les associations qui luttent, depuis plus de trente ans, pour combattre ce virus, pour lutter contre cette maladie qui est avant-tout politique : parce que certains intérêts financiers et politiques priment sur notre santé, de nombreuses personnes, en raison de leur pauvreté, ou de la stigmatisation dont elles sont victimes, continuent d’être contaminées, continuent de mourir, dans une indifférence généralisée et inadmissible.

En tant que travailleurSEs du sexe, nous avons toujours été des acteurTRICEs essentielLes dans la lutte contre l’épidémie ; aujourd’hui, plus que jamais, des lois menacent le rôle de prévention que nous avons toujours tenu dans la prévention, et ce faisant, menacent également notre propre santé : en instaurant le délit de racolage en 2003, la LSI nous a éloignéEs des centres de santé et de prévention, nous a isoléEs, et, en nous précarisant, a rendu plus difficile l’exercice de notre travail, et notamment l’imposition du préservatif.

Le projet de pénaliser les clients, sous couvert de bonne morale bien-pensante qui nie la parole des premières concernées en les réduisant au statut de victime aliénée, ne fera qu’empirer la situation : c’est pourquoi aujourd’hui, le STRASS défilera au côté des associations de lutte contre le SIDA, pour interpeller les politiques sur cette question, et réaffirmer que, dans le cadre de cette lutte qui nous concerne touTEs, les travailleurSEs du sexe ne sont pas le problème, mais font partie de la solution.

Putes violentées pendant la manifestation contre violences faites aux femmes

Wednesday, November 9th, 2011

Ce samedi 5 novembre 2011, plusieurs milliers de personnes défilaient contre les violences faites aux femmes. Des travailleurSEs du sexe, ainsi que leurs alliéEs, venuEs revendiquer des droits furent la cible de violences de la part d’autre manifestantEs s’opposant à leur présence, illustrant une fois de plus que, pour certainEs, les violences faites aux putes ne sont pas des violences faites aux femmes.

Des pancartes arrachées, piétinées, quitte à donner un coup au passage, des huées, des insultes comme « bouffonne à pédés », « fachos », « aliénées » quand nous dénoncions la pénalisation des clients des travailleurSEs du sexe comme violence faite aux femmes et la liberté de parole pour les travailleurSEs du sexe. Des « dégagez » et des « vous êtes la honte de la manifestation » ont fusé  à plusieurs reprises. La présidente du centre LGBT de Paris, Christine Le Doaré, a voulu nous empêcher d’utiliser notre mégaphone et menacé de nous faire éjecter par une batucada… Choqués par une telle violence, quelques manifestantEs se sont d’ailleurs désolidariséEs de leur groupe pour venir marcher à nos côtés.

Quand les slogans invitaient à rompre le silence dont les femmes sont victimes, les putes étaient pousséEs au silence par des méthodes qui n’ont rien à envier aux machistes, qu’elles ne cessent pourtant, avec raison, de dénoncer. Il n’est pas possible d’être plus clair dans l’exclusion des putes de la catégorie des femmes.

La manifestation contre les violences faites aux femmes aurait-elle tourné en une manifestation pour les violences faites aux putes ?

La violence bien réelle n’était sans doute qu’une manière d’entériner la violence symbolique de la revendication de pénalisation des clientEs des travailleurSEs du sexe contenue dans l’appel porté par le CNDF et signé par des dizaines d’associations.

Nous avions dénoncé cette revendication car si elle aboutit, elle précarisera les travailleurSEs du sexe, les poussera dans des endroits plus dangereux et inaccessibles aux associations de prévention du VIH et des IST, elle rendra impossible l’imposition de l’usage du préservatif. Nous avions demandé aux organisations signataires de cet appel de s’en désolidariser, ce qui était le minimum quand on prétend lutter contre les violences faites aux femmes tant la pénalisation des clients des travailleurs du sexe augmenterait les violences faites aux putes. Le silence assourdissant que l’on nous a opposé illustrait déjà leur mépris à notre égard. Parmi les signataires, seul un parti, EELV, et une association, Paroles de femmes, nous ont répondu, disant qu’ils n’avaient pas encore de position déterminée sur cette revendication.

Après cet après midi de violences subies, l’une de nous a dû être transférée aux urgences par les pompiers en raison d’une brutale céphalée. Nous redemandons aux signataires et participantEs de cette manifestation de se désolidariser du projet de pénalisation de nos clientes, et leur demandons de dénoncer les violences dont nous avons été victimes. Act Up-Paris et le STRASS demandent encore une fois aux membres du conseil d’administration du centre LGBT de Paris la démission de sa présidente, Christine Le Doaré ; nous le ferons publiquement à chaque fois qu’elle fera preuve d’autoritarisme.

Parce que les signataires de cet appel, les manifestantEs qui nous ont violentéEs n’ont pas le monopole du féminisme, parce qu’il n’est pas possible de prétendre lutter contre les violences faites aux femmes tout en exerçant des violences à l’égard des putes, parce que la première violence réside dans le mépris de la parole des femmes travailleurSEs du sexe, nous continuerons de nous mobiliser pour porter cette parole, pour nous opposer aux féministes moralistes et paternalistes, pour toujours réaffirmer qu’une violence faite aux putes est bien une violence faite aux femmes.

STRASS, Act Up-Paris, Étudions gayment

24 mars : marche pour les Droits des Travailleu(r)ses du sexe

Friday, March 19th, 2010

A l’issue des Assises de la Prostitution 2010, le Strass et les associations partenaires vous appellent à venir manifester votre solidarité lors de la Marche pour les Droits des Travailleu(r)ses du sexe (Pute Pride).

Reportage AFP : Pute Pride 2009 à Paris

Saturday, March 21st, 2009