Archive for the ‘Communiqués de presse’ Category

Offre de sexe gratuit ! Le STRASS soutient les Travailleuses du sexe danoises

Tuesday, December 8th, 2009

Communiqué de presse, mardi 8 décembre 2009

A l’occasion de la conférence mondiale sur le climat à Copenhague, la municipalité de cette ville a lancé une campagne de stigmatisation du travail sexuel et des clients en particulier, alors que le travail sexuel est parfaitement légal au Danemark. A leur habitude, les activistes anti-prostitution tentent de faire peur avec tout événement sportif ou politique d’ampleur internationale qui serait d’après eux un moment particulier d’augmentation de la traite due à une plus grande présence d’hommes. Ils ont obtenu de la mairie de Copenhague une campagne publique avec affiches publicitaires et cartes postales “Soyez responsables, n’achetez pas de sexe”.

Afin de répondre à cette nouvelle offensive anti-prostitution, nos collègues du Danemark ont créé un joli site Web consultable ici en anglais : http://www.cop15-prostitution.dk .

Elles ont également proposé de fournir des services sexuels gratuits à toute personne présentant le carton d’invitation à la conférence et une de ces fameuses cartes postales condamnant l’achat de sexe.

Le STRASS salue cette réaction particulièrement brillante et affirme son entier soutien. Nous sommes d’autant plus supportives que la menace de pénalisation des clients nous attend aussi en France, si les lobbies abolitionnistes parviennent à leurs fins auprès du parlement.


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Une nouvelle équipe pour le STRASS

Tuesday, December 8th, 2009

Le STRASS, Syndicat du TRAvail Sexuel, a tenu son Assemblée Générale annuelle ce week-end et élu une nouvelle équipe pour son CA.

Le syndicat a officiellement atteint le chiffre des 300 adhésions et a fixé comme priorité politique pour l‘année à venir la lutte contre la prohibition. Nous profiterons de la campagne des élections régionales afin de sensibiliser la classe politique et l’opinion publique. Nous prévoyons également la création d’un poste de soutien juridique pour nos adhérentEs.

En termes de sociologie du syndicat nous pouvons indiquer que nos membres se composent d’environ 70% de femmes, 20% de trans’, 10% d’hommes et que la majorité de nos membres travaillent dans la rue.

Les éluEs pour 2010 sont :

Bureau :
Secrétaire Générale : Cadyne
Secrétaire Porte-parole Nationale (par intérim) Maîtresse Gilda : 06 23 06 87 01
Trésorier : Nikita 06 87 66 18 09

Conseil d’administration :
Porte-parole Sud-Ouest : Isabelle Schweiger
Porte-parole Sud-Est : Plume et Leila
Porte-parole Nord-Est : Cornelia Schneider
Relations Internationales : Thierry Schaffauser
Communication : Maîtresse Gilda
Lien communautaire Travail de rue : Nicole
Lien communautaire Internet/Téléphonie : Marquise
Lien communautaire Établissements : Astrid
Lien communautaire BDSM : Maîtresse Léia

Assemblée Générale du STRASS, 5 & 6 décembre 2009

Friday, December 4th, 2009

Samedi 5 et dimanche 6 décembre 2009, se tiendra l’Assemblée Générale du Syndicat du travail Sexuel.

ToutEs les adhérentEs sont invités à venir participer, proposer leurs candidatures et élire le bureau ainsi que les différents postes du conseil d’administration.

Cette assemblée aura pour but de définir les orientations et programme des prochains mois.

Assemblée Générale du STRASS

Samedi 5 et dimanche 6 décembre 2009

à la Générale
6,grande rue à Sèvres 92310
Metro ligne 9, Pont de Sèvres.

Agrandir le plan

Réouverture des maisons closes, mise au point sur la position du STRASS.

Wednesday, November 25th, 2009

Communiqué de presse :
Réouverture des maisons closes, mise au point sur la position du STRASS.

Le 24 novembre 2009, Christine Boutin relance le débat en se déclarant “pas défavorable à la reouverture des maisons closes” mais se rétracte ensuite très rapidement sous la pression des lobbys anti prostitution dont le mouvement du Nid.

Le Syndicat du TRAvail Sexuel qui compte plus de 250 membres travailleuses et travailleurs du sexe de toute la France aimerait que ce débat important ne soit pas clos aussitôt qu’initié parce que des professionnels de la lutte contre la prostitution font pression pour maintenir le dogme abolitionniste qui leur garantit de nombreuses subventions et la survie de leur organisation.

Le STRASS récuse le système abolitionniste actuel qui est en fait un système répressif à l’égard des travailleuSes du sexe sous prétexte de dignité humaine et de morale.
Nous sommes opposéEs au concept de maison close tel qu’elle existait aux XIXème et XXème siècles car elle était un moyen de contrôle et une entrave à nos libertés, et dénonçons l’hypocrisie des lois actuelles qui nous interdisent de travailler en intérieur, en particulier quand nous voulons travailler à plusieurs pour notre sécurité.

Nous sommes contre les maisons closes parce que :

  • Nous refusons de travailler au profit du tenancier d’une maison close comme nous nous opposons à toute forme d’exploitation et parce que 100% des revenus issus du travail du sexe doivent revenir au travailleur lui-même.
  • Nous refusons qu’une personne tierce nous impose ou influe dans le choix de nos clients, de notre prévention, de nos pratiques et de nos tarifs.
  • Nous considérons que le dépistage obligatoire aux IST souvent préconisé avec la réouverture des maisons closes ne protège en rien les travailleuSes du sexe et leurs clients puisqu’il ignore les fenêtres de séroconversion lors des transmissions de ces maladies.
  • Seul le port du préservatif protège et le dépistage obligatoire n’est en fait utilisé que pour inciter les travailleurs du sexe à accepter des rapports non protégés et à appliquer des politiques d’exclusion à l’égard des travailleurs séropositifs. Les scandales de contaminations dans l’industrie du porno sont un exemple flagrant de la contre productivité du dépistage obligatoire en matière de santé.
  • Nous refusons d’être mis à l’écart de l’espace public dans des endroits fermés et espaces réservés ou cachés. Nous faisons partie de cette société et nous voulons que nos lieux de travail soient des espaces ouverts à tout public adulte et non des maisons closes.
  • Nous ne voulons pas qu’un système réglementariste divise les travailleurs du sexe entre des réguliers qui travailleraient en maison closes et d’autres qui continueraient d’être criminalisés pour refuser de se plier au contrôle de l‘Etat. Nous voulons les mêmes droits pour tous quelle que soit notre nationalité.

Ce que nous voulons :

  • Le droit de travailler où nous voulons.
  • Le droit de nous associer avec qui nous voulons.
  • Le droit de travailler avec qui nous voulons.
  • Le droit de travailler comme nous le voulons.

Cela inclut donc d’abroger les lois sur le racolage et le proxénétisme qui nous empêchent d‘organiser notre travail et de nous loger de manière indépendante. En voulant dissuader l’existence de la prostitution, ces lois ne nous protègent pas, elles nous mettent en danger.

Note : Ce sont aussi les conclusions de la Déclaration et du Manifeste pour les Droits des Sexworkers en Europe, rédigés à l’issue de la conférence européenne de 2005, par plus de 300 travailleuSes du sexe de tout l’europe.

http://droitsetprostitution.org/declaration.htm
http://www.lesputes.org/manifeste_fr.pdf

Affaire Mitterrand : ce qu’en pensent les travailleurs du sexe Thaïlandais.

Monday, October 26th, 2009

Le STRASS, Syndicat du TRAvail Sexuel français a demandé à ses collègues de Thaïlande ce qu’ils pensaient de cette affaire. Voici leur réponse :

Affaire Mitterrand, ce qu’en pensent les travailleurs du sexe Thaïs.

Il a été porté à notre attention qu’il y a toujours un débat en cours autour de la question du ministre français de la Culture, Frédéric Mitterrand, et son aveu d’avoir payé pour des rapports sexuels avec des professionnels du sexe en Thaïlande. Nous avons vu ces attaques contre lui provenant à la fois de la gauche et de la droite de la politique française- attaques que nous voyons à la fois comme homophobes et anti-travailleurs du sexe.

Pire encore, nous les voyons comme racistes, une vision orientaliste des élites des deux côtés de la politique française qui construisent une représentation des travailleurs du sexe thaïs, en quelque sorte «en position de passivite» et incapable de choisir ce que nous faisons. En Thaïlande, tous les travailleurs de sexe masculins sont désignés par le terme «Nong», qui signifie garçon. Nous ne sommes pas des garçons, “en dessous de l’age légal,  contraints à l’esclavage sexuel. ” Nous sommes des gens dans un pays pauvre qui exerçons notre choix de vivre et de gagner de l’argent pour nous mêmes et soutenir, notre famille et notre pays.

L’argent que nous gagnons et que nous envoyons chez nous dans les zones rurales de la Thaïlande est beaucoup plus important que tout programme de développement international et soutient beaucoup plus de personnes.

Le tourisme en Thaïlande est la deuxième industrie de notre pays et les gens ont des rapports sexuels pendant les vacances. Sont-ils censés rester célibataires? Est-il aujourd’hui inacceptable pour les Européens d’avoir des rapports sexuels avec des Asiatiques au cas où ils nous exploiteraient? Si les politiciens français sont si préoccupés par notre exploitation, ils feraient mieux de soutenir des lois protégeant le travail des travailleurs du sexe et  pousser l’OIT à reconnaître le travail du sexe comme un travail.

Jusqu’à ce que les partis de la gauche et la droite de la politique française se décident à d’augmenter substantiellement l’aide au développement pour redistribuer les richesses que la France et d’autres anciens pays coloniaux ont volé au monde en développement, nous serions reconnaissants si vous continuez à nous envoyer vos touristes, afin que nous puissions leur montrer ce qu’est passer du bon temps et obtenir une partie de votre argent durement acquis.

Khun Chutchai
Réseau Asie-Pacifique des travailleurs du sexe, Bangkok. Thaïlande.

http://apnswdollhouse.wordpress.com/

Reference sur l’apport economique des travailleurs du sexe Thais a leur pays :

The Sex Sector: The Economic and Social Bases of Prostitution in Southeast Asia. Edited by Lin Lean Lim of the International Labour Office in Geneva,

It has come to our attention that their is still continuing debate around the issue of the French Culture Minister,

Frédéric Mitterrand, and his admission that he paid for sex with male sex workers in Thailand. We have seen attacks on him from both the left and the right of French politics- attacks which we see as both homophobic and anti-sex worker.

Worse we see the racist, orientalist views of the elites on both sides of French politics who construct Thai sex workers as somehow “backward” and unable to choose what we do. In Thailand all male sex workers are referred to by the term “Nong” which means boy. We are not duped under age boys forced into “sexual slavery.” We are people in a poor country exercising our choices to live and earn money to support ourselves, our family and our country.

The money we earn and send home to the rural areas of Thailand is far larger than any international development programme and supports far more people.

Tourism to Thailand is our country’s second biggest industry- and people have sex on holidays. Are they meant to be celibate? Is it now unacceptable for Europeans to have sex with Asians in case they are exploiting us? If French politicians are so concerned about our exploitation they would do better to support labour laws for sex
workers and to push the ILO to recognise sex work as work.

When and until the parties of the Left and the Right of French politics agree to substantially increase development aid to
redistribute the wealth that France and other former colonial countries stole from the developing world, we would appreciate it if you keep sending us your tourists so that we can show them a good time and get some of your hard won cash.

Khun Chutchai
Asia Pacific Network of Sex Workers, Bangkok. Thailand.

Pour que cesse la criminalisation des sex workers. Petition

Wednesday, October 21st, 2009

Arrêtez de criminaliser les travailleurs du sexe !

Communiqué de presse du mardi 20 octobre 2009.

Le journal en ligne La Dépêche publiait le 17 octobre dernier un article relatant l’arrestation d’une escort, pour racolage sur internet. Jean-Noël Gros, l’auteur de l’article1, précisait que cette arrestation avait été rendue possible par l’application de l’article L 225-10-1 de la loi n° 2003-239 du 18 mars 2003, relative à la sécurité intérieure (LSI). Pourtant, si l’on se rapporte à la circulaire d’application de la LSI, datée du 3 juin 2003, le délit de racolage public est présenté comme un moyen de garantir la tranquillité publique, en débarrassant les rues de toutes manifestations sexuelles ostentatoires.2 Mais la sollicitation des clientes et des clients sur Internet ne s’affiche pas aux yeux des passants. Elle est confinée aux sites spécialisés, qu’on ne consulte pas par accident. On ne voit pas très bien, dans ces conditions, ce qui peut motiver son interdiction, si ce n’est la volonté délibérée d’empêcher les escorts de travailler.

Or, il n’est pas interdit en France de se livrer à des rapports sexuels tarifés : la loi française ne proscrit pas la prostitution. D’ailleurs, l’État reconnaît bien la prostitution comme un travail puisqu’elle est soumise au régime fiscal. Dans ce contexte, l’affaire toulousaine constitue une violation de l’un des droits humains proclamés dans l’article 23 de la Déclaration des Nations unies de 1948, : le droit au travail.3 Elle ne paraît choquer personne. Même les plus sensibles au respect des droits humains demeurent indifférents. Il faut croire que la prostitution reste une activité dont il est tellement évident, pour la plupart des gens, qu’elle doit être empêchée, qu’on peut se permettre de vouloir l’interdire en infraction à un droit fondamental, sans prendre la peine de justifier cette position.

Alors que tous/tes les travailleurs/ses sont confronté/e/s à la situation de crise économique et que les gouvernements font leur possible pour éviter une situation de chômage et de pauvreté catastrophique, la répression du travail sexuel, lequel constitue une solution financière intéressante pour les minorités et les femmes appartenant aux classes populaires, réalise une avancée considérable en s’attaquant à la prostitution via internet. En l’occurence, l’argument de la défense de la dignité humaine, au risque de sacrifier les libertés fondamentales de la personne dont la dignité serait menacée, sensé justifier l’existence du délit de racolage public est difficilement soutenable dans ce cas. En effet, sauf à considérer que proposer des services sexuels sur internet est contraire à la dignité humaine, il n’y a pas de motif qui puisse justifier son interdiction. De plus, les sites de rencontres sur internet servent précisément aux prostitué/e/s à se protéger des dangers liés au racolage de rue (arrestations policières, agressions physiques, vols, humiliation ou encore proxénètes) et, en cela, criminaliser l’usage d’internet entre en contradiction avec les objectifs de la LSI.

Le STRASS exige :

la cessation de l’hypocrisie du gouvernement français concernant la prostitution.

la décriminalisation de tout acte sexuel entre adultes consentants.

l’abrogation de toutes les lois sur la prostitution.

le respect des libertés fondamentales des travaileurs/ses du sexe.

Pour que cesse la criminalisation des sex workers. Petition.

Client au gouvernement contre pute arrêtée pour racolage ; le double poids, double mesure de nos politiciens.

Thursday, October 15th, 2009

Le STRASS, Syndicat du Travail Sexuel, tient à donner son avis sur la polémique lancée sur les agissements sexuels du ministre de la Culture, pour rappeler que l’achat de services sexuels est encore heureusement légal en France ainsi qu’en Thaïlande contrairement à ce que souhaiteraient certains membres du Parti Socialiste.

En revanche, s’il est acceptable pour un client de faire partie du gouvernement, ce même gouvernement condamne ceux qui vendent des services sexuels à deux mois de prison et 3 750 euros d’amende pour racolage passif depuis la Loi de Sécurité Intérieure du 18 mars 2003, dite loi Sarkozy. Nous demandons à nos politiciens pourquoi tandis qu’ils peuvent légalement acheter nos services, ils continuent de nous pénaliser pour les vendre ?

Nous exigeons que cesse cette hypocrisie et que tout acte sexuel entre adultes consentants soit décriminalisé.

Nous exigeons l’abrogation de toutes les lois sur la prostitution et la reconnaissance de nos droits humains et de travailleurs.

Nous condamnons également l’amalgame fait entre le travail sexuel et la pédophilie.

Pour plus d’information sur le mouvement des travailleurs du sexe en Thaïlande :

http://www.empowerfoundation.org

http://www.swingthailand.org

CP Existrans 2009 : Bachelot, encore du boulot avec et pour les Trans’ et les intersexuéEs !

Wednesday, September 30th, 2009

EXISTRANS, Paris, 10 octobre 2009
(Marche des Trans’, intersexué.e.s, et de celles et ceux qui les soutiennent)

BACHELOT, ENCORE DU BOULOT AVEC ET POUR LES TRANS ET LES INTERSEXUÉ.ES !

Pour sa 13ème marche qui aura lieu le samedi 10 octobre 2009 à 14h au départ du métro Jourdain, l’Existrans interpelle le Ministère de la Santé. Dans un contexte politique de réforme, les associations LGBT s’inquiètent quant à la continuité de la prise en charge et la considération des personnes Trans’ et intersexué.e.s. Mme Bachelot-Narquin, Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des sports, a annoncé le 16 mai 2009 la « déclassification de la transsexualité des affections psychiatriques de longue durée ». Nous saluons cette initiative symbolique mais nous continuons de revendiquer la dépsychiatrisation totale et effective de la transidentité à savoir l’absence du recours obligatoire au psychiatre pour démarrer une transition. Néanmoins, cela ne doit pas être synonyme d’un arrêt des remboursements pour les personnes Trans’ et intersexué.e.s.

Dans le projet de rapport du 3 avril 2009, la Haute Autorité de Santé propose une structure d’offre de soins qui préconise le « recueil des données en vue de la tenue d’un registre national ». Cette pratique évolue vers une logique de fichage qui nous est intolérable. Dans ce même projet de rapport, la HAS propose des équipes de référence multidisciplinaires ainsi qu’un réseau de soins national. Nous nous inquiétons fortement de la mise en place d’une telle structure et du pouvoir laissé aux psychiatres dans l’admission des personnes Trans’ et intersexué.e.s dans un protocole de soin qui va à l’encontre de l’article R4127-6 du code de la santé publique qui garantit à chacunE le libre choix du médecin. Nous demandons à ce que le rapport entre le médecin et l’usagerE de soin change, afin que l’usagerE de soin soit acteur.trice de son propre parcours. Nous dénonçons aussi les demandes arbitraires de triple-expertises par les tribunaux pour les changements d’état-civil. Humiliantes et traumatisantes ces expertises sont souvent vécues comme des viols physiques et psychiques. Nous réclamons de la même manière l’obtention simplifiée du changement d’état-civil sans stérilisation forcée.

La santé des personnes Trans’ n’est jamais prise en compte : nous exigeons des études épidémiologiques en particulier sur la prévalence du VIH-Sida, ainsi que des campagnes de prévention ciblées.

Par ailleurs parce que beaucoup de Trans’ sont travailleur.se.s du sexe et que l’arsenal répressif mis en place par la Loi sur la Sécurité Intérieure remet en cause leur sécurité et leur accès à la prévention, nous exigeons l’abrogation de cette loi.

Les urgences liées aux droits des personnes Trans’ cette année ne doivent pas faire oublier la nécessité de faire connaître et de lutter contre les problématiques des intersexué.e.s, qui peuvent rejoindre celles des Trans’ mais qui peuvent aussi être spécifiques. La puissance normalisatrice des médecins sur la vie des intersexué.e.s doit être reconnue et combattue. Notamment les opérations d’assignation qui sont fortement encouragées à la naissance par les médecins bien que n’étant pas nécessaires à la survie de l’enfant. Les intersexué.e.s et leurs familles doivent être déculpabilisé.e.s, par exemple par le biais d’un travail d’information auprès du corps médical et du grand public.

Lutter contre ces inégalités c’est également lutter contre les discriminations, la précarisation et les violences à l’encontre des personnes Trans’, intersexué.e.s et des travailleur.se.s du sexe.

Pour toutes ces raisons et pour interpeller directement le Ministère de la Santé, les personnes Trans’, intersexué.e.s et celles et ceux qui les soutiennent vous invitent à les rejoindre pour la marche de l’Existrans qui aura lieu à Paris, le 10 octobre 2009 à 14 h.

Nous exigeons :

- La dépathologisation de la transidentité et son retrait des listes internationales de maladies mentales (DSM IV et CIM 10) ;

- La dépsychiatrisation effective de la transidentité parce qu’il est intolérable que les différentes étapes de la transition restent soumises au bon vouloir des psychiatres ;

- La reconnaissance de la transphobie comme discrimination au même titre que le racisme ou l’homophobie, et par conséquent, la prise en compte de la transphobie par la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE) ;

- Un réel échange entre la HAS, le Ministère de la Santé, les personnes trans et les associations qui les représentent, pour que les trans, qui sont les premierEs concernéEs, soient enfin acteursRICES dans la révision du rapport sur la prise en charge de la transidentité en France ;

- La suppression du recours aux expertises médicales, humiliantes et souvent vécues comme des viols, et ce y compris pour les personnes ayant été opérées à l’étranger ;

- - Un accès facilité au changement d’état civil, sans stérilisation forcée ;

- La dissolution complète des équipes dites « officielles » ;

- Le respect de l’article R4127-6 du code de Sécurité Sociale qui garantit à chacunE le libre choix de son médecin ;

- Le remboursement à 100% des frais médicaux de transition sans condition, y compris pour les opérations effectuées à l’étranger, - L’arrêt des opérations sur les enfants dont la vie n’est pas en danger et des traitements de normalisation prescrits sans le consentement éclairé de l’enfant et/ou de l’adulte intersexué ;

- Un changement du rapport médecin/patient ;

- Une formation des médecins, notamment des chirurgiens, aux opérations chirurgicales que peuvent désirer les trans, - Une formation du personnel soignant, notamment du personnel d’accueil dans les hôpitaux, aux questions de transidentité, et cela en partenariat avec des personnes trans ;

- Des études épidémiologiques sur la santé des personnes Trans, et en particulier sur la prévalence du VIH-Sida ;

- Des campagnes de prévention contre les IST en direction des personnes trans.

L’Existrans aura également lieu dans les villes suivantes : Ankara – Barcelone – Berlin – Bilbao – Bogotá – Bruxelles – Buenos Aires – Campinas – Caracas – Mexico – La Corogne – Saint-Sébastien – Vitoria-Gasteiz – Grenade – Las Palmas de Gran Canaria – Lille – Lima – Lisbonne – Londres – Madrid – Montréal – Quito – San Francisco – Cali – Santiago du Chili – Saint-Jacques-de-Compostelle – Valence - Saragosse

Le collectif Existrans
existrans(@)gmail.com
http://www.existrans.org/

Le STRASS ne se satisfait pas des déclarations de la Ministre de la Santé concernant les trans’

Sunday, May 17th, 2009

Le STRASS ne se satisfait pas des déclarations de la Ministre de la Santé concernant les trans’

Ni affectation psychiatrique ni trouble de l’identité !
Les trans’ ne sont malades de rien du tout !

A l’occasion de la journée mondiale contre l’homophobie, qui cette année a pour thème la lutte contre la transphobie, le STRASS tient à joindre ses forces à ce combat qui touche une grande partie des travailleuSEs du sexe.

A la veille de cette journée, c’est par une dépêche AFP que nous apprenons la décision du ministère de la Santé de ne plus classer la “transsexualité comme affectation psychiatrique”. Or, dans la suite de cette dépêche, la porte parole de la ministre continue de parler de “troubles de l’identité de genre“.

Nous notons d’abord que l’Etat français s’obstine à user d’un vocabulaire pathologisant face aux personnes transidentitaires, bien que depuis des années, la communauté trans’ préfère parler de transidentité plutôt que de transsexualité, et ne considère donc pas cette identité de genre comme un trouble.

Mais ce que nous craignons surtout à la lecture de cette dépêche, c’est que cette déclaration ne soit qu’un effet d’annonce de plus et que le décret en question ne change rien en bien, voire tout en mal. Que ce décret ne fera que changer le nom de la pathologisation imposée aux trans’, mais qu’il signifie une régression au lieu d’un progrès : à savoir que l’Etat français continue d’exercer sa tutelle pathologisante sur les personnes transidentitaires, mais en leur rendant en même temps encore plus difficile l’accès aux traitements. Traitements dont ces personnes n’ont parfois besoin que parce que la transphobie avérée de l’Etat français lui-même, est bien vivante et active, et leur rend la vie impossible. A titre d’exemple, l’Etat impose la stérilisation des personnes trans’ comme condition d’obtention du changement d’Etat civil.

Nous craignons donc qu’il ne s’agisse une fois de plus d’une mesure visant à désengager l’Etat français de ses responsabilités tout en renforçant le contrôle discriminatoire qu’il exerce sur des catégories de personnes qui le “dérangent”.

Nous exigeons :
· la fin du “parcours” pathologisant que l’Etat français impose en toute illégalité, les trans’ n’ont pas besoin de l’avis de prétendus experts pour savoir qui elles/ils sont. Il n’y a aucun besoin de classer les trans’ comme “malades” pour assurer la prise en charge de leurs traitements : l’Etat français finance bien par exemple les traitements occasionnées par la grossesse, sans pour autant considérer celle-ci comme une maladie.
· un accès libre et sans condition aux soins, sans classement comme malades mentaux, que ce soit sous forme d‘une “affectation psychiatrique“ ou sous le nom de “trouble de l‘identité de genre“. Et sans d’ailleurs être classés sous aucune autre dénomination pathologisante tout court : les trans’ ne sont malades de rien du tout. Leurs souffrances sont exclusivement le produit de la transphobie de l’Etat français et de la société qui les entoure.
· Nous exigeons donc que l’Etat français paie réparation des dégâts que sa transphobie fait dans nos vies depuis des décennies.

Les vraies questions que nous posons :
· A quand des droits civiques égaux pour les trans’?
· A quand l’abolition du premier chiffre du numéro de sécurité sociale, qui stigmatise et exclut de fait du marché de l’Emploi ?
· A quand le changement d’ état civil sur simple demande ?
· A quand des droits familiaux et parentaux égaux ?
· A quand le droit de vote des trans’ indépendamment du genre que mentionnent leurs papiers d’identité ?
· A quand une vraie politique d’éducation publique contre la transphobie et l’homophobie de la part de l‘Etat français ?
· A quand la fin des violations par l’Etat Français de la Charte Européenne des Droits Humains, notamment face aux personnes transidentitaires ?

(lire : http://www.coe.int/t/commissioner/Viewpoints/090105_fr.asp )

Toutes ces questions cruciales sont politiques et non médicales, et elles exigent par conséquent des réponses politiques et pas médicales. Réponses qu’à ce jour l’Etat français se refuse à donner. Pire, il refuse même de comprendre les questions…

Le STRASS se joint à toutes ces questions pressantes, et somme l’Etat français d’y répondre d’urgence, au lieu de rechercher un effet d’annonce démagogique à l’occasion de la journée internationale contre l’homophobie.

STRASS, Syndicat du TRAvail Sexuel,
Contact pour ce communiqué : Cornelia Schneider 06 12 32 47 64.
www.strass-syndicat.org

Communiqué de presse, suite au meurtre d’une prostituée près de Nîmes (Gard)

Tuesday, May 5th, 2009

STRASS - Syndicat du Travail Sexuel

le 5 mai 2009.


Communiqué de presse,
suite au meurtre d’une prostituée près de Nîmes (Gard)

Pour parvenir à ses fins politiciennes, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, a introduit dans la Loi des dispositions déviantes qui, mécaniquement, entraînent des drames tel que le meurtre survenu il y a 48 heures, sur un parking de Nîmes, dans des conditions atroces. Le président de la République tient aujourd’hui meeting électoral à quelques centaines de mètres des lieux du meurtre. Aura-t-il une pensée pour la mémoire de cette jeune femme, et de toutes celles et ceux qui connaissent une fin tragique, parce que la loi, qui est la sienne est viciée ? Elle a contraint les TravailleusEs du
Sexe à la clandestinité et les a exclues de la protection du Droit dû à chacun. Le Président ne se déshonorerait pas en corrigeant d’urgence les erreurs démagogiques et populistes du Ministre.

Il convient cependant de noter positivement la réactivité des pouvoir publics locaux, sans doute en phase avec une opinion qui évolue. Les moyens déployés, la présence rapide de responsables haut placés amorcent peut-être une approche enfin humaine en lieu et place du mépris et de la stigmatisation.

Le STRASS, Syndicat du Travail Sexuel, sera particulièrement attentif au sérieux du déroulement de l’enquête et exige que ses revendications soient entendues par l’abrogation de la Loi dite “sur la sécurité intérieure” de 2003.

Contact :
Maîtresse Gilda,
0623068701
STRASS
http://www.strass-syndicat.org