Archive for the ‘Communiqués de presse’ Category

Pénalisation des clients = violence faite aux femmes

Saturday, November 5th, 2011

Les travailleuses du sexe, des femmes pas comme les autres ?

Ce samedi 5 novembre 2011 aura lieu la manifestation  nationale contre les violences faites aux femmes à l’appel du Collectif nationale pour les droits des femmes (CNDF).

Parmi des revendications louables visant à dénoncer une société sexiste et patriarcale, se niche une revendication moraliste et paternaliste : la pénalisation des clients des travailleuRses du sexe.

Depuis des mois, le STRASS, tout comme les associations de santé et de lutte contre le VIH/SIDA, se mobilise contre cette mesure proposée par le rapport parlementaire sur la prostitution en France rendu public le 13 avril 2011.

Une telle mesure mettrait en danger la santé et la sécurité des travailleuRses du sexe en les éloignant des structures de prévention, de soins et de dépistage1, en donnant aux forces de police le pouvoir de les contrôler davantage notamment.

Loin d’aller dans le sens de la lutte contre la traite et l’exploitation des êtres humains, une telle mesure la favoriserait en rendant les conditions d’exercice du travail sexuel encore plus difficiles et parce qu’elle inciterait les travailleurSEs du sexe à recourir à des intermédiaires afin de les mettre en lien avec leurs clients ou les protéger de la police.

La pénalisation des clients des travailleuRses du sexe produirait des conséquences encore néfastes que la pénalisation du racolage public.

Tout cela a très largement été rappelé par les travailleuRses du sexe et leurs alliéEs lors des Assises de la prostitution dès mars 2011, dans le cadre de conférences de presse par la suite et par le biais d’un dossier de presse. Mais ces voix ont une fois de plus été étouffées au motif que la parole des travailleuRses du sexe serait nécessairement aliénée, que ce ne seraient en somme que des inadaptéEs sociaux/les.

Au nom d’un abolitionnisme de façade, et tout en tâchant de masquer cela derrière la revendication de l’abrogation du délit de racolage public, les associations signataires de cet appel revendiquent ni plus ni moins la répression des travailleuRses du sexe et la prohibition du travail sexuel.

Le STRASS a dénoncé cela auprès de ces associations par voie de mail. À ce jour, aucune d’elles n’a souhaité se désolidariser publiquement de cette revendication.

Parce qu’il est faux d’affirmer que le travail sexuel serait une forme d’esclavage par nature, qu’il s’agirait en tant que tel d’une atteinte à la dignité de la personne humaine, qu’il serait impossible de consentir à l’exercice d’un travail sexuel, que ce serait une atteinte à la dignité de toutes les femmes, parce que la lutte contre les violences faites aux femmes ne passera pas par l’encouragement des violences faites aux travailleuRses du sexe, parce que la lutte contre les violences faites aux femmes ne peut se faire qu’avec les travailleuRses du sexe en écoutant et respectant leur parole, le STRASS demande que les signataires de l’appel du CNDF prennent une position claire contre la pénalisation des clients des travailleuRses du sexe.

Fadela s’en fout

Friday, October 21st, 2011

Ce mercredi 19 octobre 2011 a été lancé, dans l’amphithéâtre Caroli de l’hôpital Saint-Antoine, le nouveau cycle de conférence, intitulé « Urgence républicaine », de l’association « Future, au féminin » et du think tank « Des femmes au service de l’Homme ».

Pour cette première conférence-« débat » (qui relevait plus de la conférence de presse déguisée que du débat), Lydia Guirous (fondatrice-présidente de l’association) a accueilli Marie (étudiante en licence de droit à Paris et prostituée), Fadela Amara (co-fondatrice du mouvement Ni Pute Ni Soumise et ex-secrétaire d’État à la politique de la ville) et le professeur Charles Sigfred Peretti (chef du service de psychiatrie de l’hôpital Saint-Antoine).

Devant l’objectivité douteuse et la mise en scène évidente de cette présentation, le STRASS s’est invité.

Lydia Guirous nous a présenté son bébé en tirant « avec un grand cri la sonnette d’alarme parce qu’aujourd’hui ça suffit ! ».

Elle a très brièvement exposé l’idéologie qui se profile quand une étudiante devant travailler pour financer ses études rencontre trois opportunistes : une féministe échaudée, une politicienne éconduite et un psychiatre phatique.

Marie doit effectivement travailler pour financer ses études et l’on peut légitimement dénoncer le manque de crédits accordés à l’enseignement supérieur, la précarité des étudiantEs, la vétusté des campus, la mauvaise gestion des ressources humaines, etc. Mais là n’était pas l’objet de cette « conférence-débat ».

Il se trouve que Marie a « choisi la prostitution » comme activité.

Les intervenantEs y voient un drame national, un « fléau », pour reprendre le terme employé par Fadela Amara et dont la proximité avec les ordonnances de 1960, qui qualifient les tuberculeux, les homosexuels, les prostituéEs et les alcooliques de fléaux sociaux, ne peut qu’inquiéter.

Ne masquant ni son moralisme, ni son mépris, madame la Ministre n’a pas semblé s’inquiéter du fait que le problème était la précarité des étudiants et non le travail sexuel, puisqu’elle a publiquement affirmé : « vous voulez que je vous dise franchement, je m’en fous des prostituéEs ! Si vous le faites pour prendre votre pied, c’est votre problème ».

Fort de son expertise autoproclamée, le professeur Peretti a pu asséner tout un tas de pseudos-vérités, telles que le fait que l’exercice du travail sexuel était une « addiction indigne et honteuse », que cela consistait à « tourner le dos à l’émancipation », équivalait à une « perte de liberté », qu’il s’agissait de « monnayer son corps » et que l’argent qui en résultait était de « l’argent sale ». Allant jusqu’au bout de son mépris, il a pu affirmer que si Marie avait besoin d’argent pour financer ses études, elle n’avait qu’à « travailler ».

Respectant les règles du débat contradictoire, le STRASS est intervenu au stade des questions pour souligner que la conquête de la liberté ne pouvait passer que par la reconnaissance de droits aux travailleurs du sexe, que la violence ne résidait pas dans le travail sexuel, mais bien dans les discours qui visaient à expliquer à quel point cette activité était nocive, que s’il pouvait y avoir un problème d’estime de soi, cela n’était que le fruit des discours stigmatisants et victimisants qui désignaient les travailleurs du sexe comme des mineurs, ainsi qu’à la réglementation qui rendait l’exercice du travail sexuel difficile. À ce stade, la violence symbolique du discours est devenue bien réelle puisque les organisateurs se sont empressés de nous interrompre, de tout faire pour nous empêcher de prendre la parole, allant jusqu’à nous inviter à quitter la salle.

Le STRASS s’indigne de la récupération d’un problème de société réel – la précarité des étudiantEs – pour lutter contre le travail sexuel et ceux qui l’exercent, tout comme de la récupération des travailleurSEs du sexe par ces grossistes en prêt-à-penser.

Dans tous les événements publics, nous n’aurons de cesse de rappeler que le problème n’est pas le travail du sexe, mais bien la pathologisation et la victimisation des travailleurSEs du sexe, l’instrumentalisation de leur parole quand elle n’est pas purement et simplement niée.

Dans tous les événements publics, nous n’aurons de cesse de rappeler que la violence ne vient pas du travail sexuel, mais de la réglementation qui l’entoure et du regard porté dessus par les idéologues, les moralisateurs-trices de tout bord.

Je plaide pour… un peu de réalisme, par Claudette Plumey - ProCoré, Suisse.

Wednesday, October 19th, 2011

Évoquer le travail du sexe dans ses multiples réalités sans la réduire, comme on le fait trop souvent, à un seul de ses aspects, c’est refuser de vouloir faire une synthèse mirobolante ou misérabiliste de ses facettes contradictoires.
Parler du travail du sexe est difficile, car le dire, parce qu’on l’exerce, c’est immanquablement évoquer sa propre intimité, alors que le discours sur le travail du sexe tente souvent de l’aborder en faisant parler un imaginaire et des représentations de ce qu’il y a de plus sordide, de plus lointain du quotidien de tout un chacun, de plus aliéné, de plus extravagant.
Je me contenterai donc dans ce texte de donner quelques flashes sur ce qu’est pour moi le travail du sexe, sans effacer, sous un discours lisse, ses contradictions et en désignant par petites touches comment, avec une certaine délicatesse, on pourrait la considérer.
Le travail du sexe c’est…une paire de seins dévoilés, une minijupe, des hauts talons…nos entrecuisses…qui peuvent émouvoir les hommes. Travailleuses du sexe, nous sommes détentrices d’un pouvoir sur les hommes. Se prostituer c’est par exemple, entrer dans un bar, se faire offrir un verre, se faire courtiser…se sentir une personne dans le regard d’un homme que ce soit pour un moment fugace ou dans une certaine
régularité.
Mais entrer dans le travail du sexe n’est pas qu’affaire de pouvoir et de séduction…c’est aussi le lot de beaucoup de femmes qui y viennent à cause de la pauvreté; c’est donc bien la pauvreté qu’il faut abolir, car rien ne sert de nier que si elles en avaient le choix, beaucoup de femmes n’entreraient pas dans le travail du sexe.
Choix contraint? Oui…parfois…Je ne dirais pas aux filles-ni aux garçons du reste d’entrer dans le travail du sexe. Mais si ces personnes décident d’entrer dans le travail du sexe, pour éviter l’assistance, pour ne pas se faire marginaliser davantage, si elles font le choix de gagner ainsi leur vie, reconnaissons alors que le travail du sexe est une manière de faire: elle peut permettre à sa famille de vivre décemment. Choix fait dans les contraintes réelles de la société, elle doit alors pouvoir s’exercer en toute légalité dans cette société réelle et ce choix doit être reconnu comme un métier. C’est bien la reconnaissance légale qui permet de se prémunir de la contrainte, du proxénétisme forcé, des mauvais traitements…toutes conditions d’exercice du travail du sexe qui forcent à travailler cachées, empêchant les femmes d’être protégées. Choix contraint?… oui … parfois … mais tant d’autres choix sont également contraints … La caissière de grande surface, la travailleuse à la chaine,les petits salaires,le peu de considération, la pression dans le travail sont monnaie courante et mènent parfois à … préférer le travail du sexe, car elle n’a, à cet égard, rien de bien particulier ou de remarquablement plus aigu à montrer.
Pourtant pour une travailleuse du sexe, dire qu’elle “fait des clients” c’est automatiquement se mettre à l’écart de la société et de ses normes, même lorsque les lois réglementent plus qu’elles n’interdisent. Ainsi, même si un cadre légal limite les abus ,le regard porté sur nous, empêche nombre d’entre nous de parler à visage découvert, de s’assumer pleinement aux yeux des proches ou de l’administration, ou de tiers hors du travail du sexe…
Pourtant, au regard de la société encore, aller aux “putes” n’est qu’un acte banal, admis. Il y a donc deux poids deux mesures, une sorte de schizophrénie, que l’on retrouve du reste chez certains clients qui paient parce qu’ils achètent ce service sexuel et qui finissent, une fois la relation établie, par affirmer que les travailleuses du sexe ne devraient pas être dans le travail du sexe.
C’est au fond comme si, chez certains clients, leur pratique du travail du sexe ne changeait pas l’image qu’ils se font du travail du sexe. Une image où elles sont toutes des victimes, même si la transaction concrète ne ressemble pas à cette image…Ce double standard, où les travailleuses du sexe ne devraient pas exercer, et les clients ne pas acheter, n’aide pas à désembourber les débats sur le travail du sexe et à assurer aux femmes une protection digne de ce nom.
Je ne demande donc rien d’autre au fond…qu’un peu de réalisme, ou est-ce un peu d’honnêteté?

Claudette Plumey
Présidente de ProCoRe. (Prostitution-Collectif-Réflexion : http://www.prokore.ch )

Le cri des putains de Gerland

Friday, September 30th, 2011

Jeudi 29 Septembre, les prostituées de Gerland (quartier de Lyon) avaient organisé une manifestation pour protester contre le harcèlement policier dont elles sont victimes et contre l’ampleur que prend chaque jour la répression d’État à leur encontre, notamment la multiplication des interdictions de stationner, et donc des PV et mises en fourrière de leurs véhicules.

Suite à la manifestation, qui a réuni plus d’une centaine de personnes, la Préfecture a accepté de recevoir une délégation de quatre personnes. Deux prostituées de Gerland, une représentante de l’association Cabiria et une représentante du STRASS sont donc allées exposer à M. Tournaire (directeur de cabinet du Préfet) et Mme Gretto (chef de cabinet de ce même préfet) les conséquence de la politique menée à Lyon à l’égard des travailleuses du sexe ; nous avons exigé la fin du harcèlement policier, et demandé à ce qu’une discussion ait lieu au plus vite entre les différentes parties concernées (autorités, riverains, travailleuses du sexe), afin de trouver une issue à cette situation intolérable.

En dépit de son mépris flagrant, M. Tournaire a pris des notes et nous a assurées qu’il ferait remonter nos revendications…C’est donc avec une grande impatience que nous attendons les prochaines nouvelles qui émaneront de la Préfecture, et il va sans dire que si aucun engagement allant dans le sens des revendications des travailleuses de Lyon n’est pris, la mobilisation d’hier, déjà très enthousiasmante quand à l’avenir de notre lutte en général, n’aura été qu’un aperçu de ce dont des putes en colère sont capables !

Quant à la manifestation en elle-même, la chanson écrite à cette occasion par Karen, prostituée en lutte, résumera mieux que tout autre récit l’ambiance qui y régnait :

LE CRI DES REBELLES

On est debout sur les pavés

Pour le droit à la liberté

Combattre une moralité

Masquées pour ne pas être vues

On défile quand même dans la rue

Défendre un droit que l’on a plus.

C’est un cri, c’est un chant,

C’est le cri des putains de Gerland,

Toute la rage qu’on a dans le corps

On se battra jusqu’à la mort

Contre un état qui nous ignore

C’est un cri, c’est un chant,

C’est aussi un métier qu’on défend,

Si vous croyez qu’on va céder

Et obéir à des frustrés

C’est mal connaître les prostituées

C’est un cri, c’est un chant,

C’est le cri des putains de Gerland,

Toutes la force qu’elles portent en elles

Le soulèvement de ces rebelles

Contre un État qui les harcèle

Manifestation contre la répression des travailleurSEs du sexe le 29 Septembre à Lyon

Friday, September 23rd, 2011

Depuis le mois de juillet, les lieux de prostitution de Lyon font l’objet d’une surveillance policière très forte. Tout l’été, les travailleurSEs du sexe ont été harceléEs par les pouvoirs publics et les forces de l’ordre : PV (35 €) à répétition, mises en fourrière successives à 130 €, pouvant aller jusqu’à trois fois par jour…
Il est inconcevable que cette situation se prolonge.
C’est pourquoi les travailleurSEs du sexe organisent une manifestation le 29 septembre, à l’issue de laquelle elles espèrent pouvoir rencontrer le Préfet du Rhône.

Rejoignez-nous :
Départ 14h place Jean Macé (7è arrondissement)
Venez avec vos parapluies rouges.
Des masques seront fournis pour les personnes souhaitant rester anonymes.

Les petites frustrations de Mme Bousquet ne légitiment pas son mépris des droits humains fondamentaux

Sunday, September 4th, 2011


Dans le cadre du débat sur la pénalisation des clients de prostituéEs, Mme Bousquet et Mr Geoffroy nous avaient déjà habituéEs à des propos diffamants et criminalisants à l’égard des personnes ayant recours à des services que nous, travailleurSEs du sexe, leurs proposons en toute conscience.

Dans une interview accordée à France Soir, parue ce 30 août, nous avons eu le regret de constater que leur mépris de nos (potentielLes) clientEs est plus que jamais présent en cette rentrée. En revanche, nous avons été satisfaitEs de la confirmation, par la principale intéressée, d’une hypothèse que nous n’osions émettre publiquement jusqu’ici : si Mme Bousquet profère si souvent de si abjects propos, c’est tout simplement parce que, comme nous le pensions, elle est « frustrée » !

À la question de France Soir lui demandant sa position sur l’accompagnement sexuel pour les personnes handicapées, la réponse de Mme Bousquet fait non seulement preuve d’un manque certain d’empathie, digne de la droite la plus réactionnaire, mais en outre ne manque pas de cynisme :

« Je suis contre. Moi, je souhaiterais être grande et mince, j’en suis frustrée, c’est ainsi. La vie est faite de frustrations. Les clients doivent l’accepter. Si l’on ne peut pas avoir de sexualité sans payer quelqu’un car on est handicapé, c’est triste, mais c’est ainsi. »

Le fait que Mme Bousquet ose comparer ses petites frustrations esthétiques aux souffrances vécues par des milliers de personnes n’étant physiquement pas en mesure de disposer librement de leur propre corps relève à la fois d’un égocentrisme effrayant et d’un profond mépris pour la souffrance d’autrui. Profitons-en pour rappeler que l’accompagnement sexuel désigne un ensemble de pratiques ayant pour but essentiel de réconcilier une personne avec son corps en général et avec sa sexualité en particulier, notamment lorsque le handicap devient un obstacle physique à la satisfaction de ses propres désirs sexuels.

Surtout, ces propos révèlent l’ignorance de Mme Bousquet, ou son volontaire piétinement, de droits humains pourtant reconnus comme fondamentaux.

En 2003 encore, comme depuis des décennies, l’OMS réitérait la recommandation suivante :

« Afin d’atteindre et de maintenir la santé sexuelle, les droits sexuels de toutes les personnes doivent être respectés, protégés et assurés. ».

Rappelons également que dans la pyramide des besoins fondamentaux établie par Virginia Henderson, et enseignée aux futurEs infirmierEs, se trouve celui de « vivre pleinement ses relations affectives et sa sexualité ».
Enfin, et n’en déplaise aux féministes prohibitionnistes, les droits sexuels ont également fait l’objet en 2009 d’une déclaration de l’IPPF (Fédération Internationale des Plannings Familiaux)

Nous sommes désoléEs pour Mme Bousquet que le droit à être grande et mince n’ait pas été reconnu comme fondamental pour la santé. Mais parce que nous pensons que la société (et donc, les partis politiques) doit offrir d’autres réponses à la souffrance que la seule frustration, nous continuerons à revendiquer notre liberté de disposer de notre corps en tant que travailleurSEs sexuelLes, le droit pour touTEs de recourir à nos services, ainsi que la reconnaissance des pratiques professionnelles qui peuvent aider une personne à se sentir mieux dans son propre corps par le biais de la sexualité.

Une nouvelle équipe pour le STRASS

Monday, June 20th, 2011

L’Assemblée Générale du STRASS s’est tenue le 2 juin dernier.

Lors de cette AG nous avons renouvelé notre bureau et élu les personnes suivantes :

Morgane Merteuil, secrétaire générale

Nicole Simovic, trésorière

Le reste du CA est composé de :

Tatiana M.

Cornelia Schneider

Chloé N.

Maitresse Gilda

Samantha

Manon

Les portes paroles sont également reconduites dans leur fonction à savoir :

Maitresse Gilda

Tiphaine Besnard

Isabelle Schweiger

Le STRASS est à présent composé de 462 membres à jour de leur cotisation.

La priorité de la nouvelle équipe pour l’année qui vient sera la lutte contre la pénalisation des clients.

TRAVAIL SEXUEL : POURQUOI PÉNALISER LES CLIENTS EST UNE MAUVAISE IDÉE

Tuesday, May 31st, 2011

Dossier de presse à télécharger ici : dossier_de_presse_penalisation_clients

Ce dossier présente les raisons pour lesquelles les travailleusEs du sexe ainsi que leurs alliéEs sont fermement opposéEs à la pénalisation de leurs clients. Une telle mesure aurait en effet des conséquences catastrophiques en premier lieu pour les personnes concernées par la loi mais aussi pour les libertés de tous.

Ce document a  été réalisé par le collectif Droits & Prostitution et le Strass, co-signé par plus de 20 associations  et sera présenté lors de la conférence de presse commune :

Attaqué-es sur tous les fronts, les travailleuses du sexe et ceux qui les défendent contre-attaquent

le mercredi 1er juin à 10 h 30

au Théâtre Paris-Villette, Parc de la Villette

211 Avenue Jean Jaurès

75019 Paris

Liste des associations et mouvements signataires :

ActUp, Paris
Aides
Acceptéss-T, Paris
A.N.A, Avec Nos Ainées, Paris
Arcat-Santé, Paris
Autres Regards, Marseille
A.R.A.P rubis, Nîmes
Association des Amis du Bus des Femmes, Paris
Cabiria - Lyon
Association Charonne - Paris
Collectif Droits & Prostitution
Entr’Actes - Lille
Grisélidis - Toulouse
Strass, Syndicat du Travail Sexuel
Etudions Gayment, Paris Nanterre
Elus Locaux Contre le Sida
Médecins du Monde
Solidarité Sida
S.T.S Support Transgenre Strasbourg
Tjembé Rèd !
Unals, Union Nationale des Associations de Lutte contre le Sida

Le collectif Droits & Prostitution vous invite à une conférence de presse

Monday, May 30th, 2011

Attaqué-es sur tous les fronts

les travailleuses du sexe et ceux qui les défendent contre-attaquent

le mercredi 1er juin à 10 h 30

au Théâtre Paris-Villette, Parc de la Villette

211 Avenue Jean Jaurès

75019 Paris

Métro : Porte de Pantin (entrée par le bar)

Le récent rapport de la mission parlementaire d’information sur la prostitution l’a récemment montré : les responsables politiques ne sont toujours pas disposé-es à écouter la parole des travailleur-ses du sexe, et encore moins à leur reconnaître un statut, et les droits qui vont avec. La pénalisation du client, recommandation-phare de ce rapport déjà inscrite au programme électoral du parti socialiste, va à l’encontre des recommandations des associations de lutte contre le sida et de santé communautaire ; elle contredit les analyses des sociétés savantes, en France et à l’international ; et bien sûr, elle va à l’encontre de l’avis des prostitué-es.

Les intervenant-es, une travailleuse du sexe, une juriste et une responsable d’une association de lutte contre le sida, rappelleront les revendications des premiers-ères concerné-es, présenteront une analyse critique du rapport Bousquet et montreront les impasses du discours abolitionniste-prohibitionniste.

Sarah-Marie Maffesoli, juriste du collectif Droits & Prostitution, Maîtresse Gilda, porte-parole nationale du Strass et Cécile Lhuillier, responsable du plaidoyer pour les séropos et les minorités à Act Up-Paris (3) évoqueront les divers aspects du sujet et répondront à vos questions. Un dossier de presse vous sera envoyé en début de semaine prochaine.

Contact presse :

Malika Amaouche (Droits & Prostitution) : + 33 6 08 00 52 91

Miguelange Garzo (Arcat) : + 33 6 81 43 48 15

Maîtresse Gilda Strass : + 33 6 23 06 87 01

Nous invitons les journalistes à couvrir la manifestation du Strass (2)

le lendemain, jeudi 2 juin, 14 heures, place Pigalle.

(1) Le collectif Droits & prostitution s’est constitué en 2003 pour lutter contre la loi sur le racolage et ses conséquences.

Il est composé d’associations de prévention, de santé communautaire et de lutte contre le sida.

(2) Le Strass est un syndicat de travailleurSES du sexe qui existe depuis 2009.

(3) Association de lutte contre le sida, de personnes séropositives, de défenses des minorités, et membre du collectif

Marcel Nuss et le STRASS contre l’intolérance

Monday, May 30th, 2011

Le 13 avril dernier, une commission parlementaire a déposé à la Présidence de l’Assemblée nationale un rapport qui est la conclusion d’une mission parlementaire d’information sur la prostitution en France (http://www.assemblee-nationale.fr/13/rap-info/i3334.asp#P3816_810391). Ce rapport propose non seulement un alignement insensé et régressive de la France sur la législation prohibitionniste suédoise, donc une pénalisation des clients ? bien que ce soit un échec avéré mais, évidemment, non reconnu en Suède. De plus, il rejette l’idée d’un accompagnement sexuel rémunéré, pour lui préférer la solution inconséquente et hypocrite d’un accompagnement sexuel bénévole, rejoignant ainsi clairement la position des détracteurs et détractrices de l’accompagnement sexuel (Mouvement du Nid, certaines associations féministes, etc.).

Pour moi, ce rapport est un coup de frein à la reconnaissance de l’accompagnement sexuel, un non-sens irresponsable et incohérent. Une atteinte injustifiable aux Droits de l’homme et au droit intangible de faire de son corps ce que l’on veut. Le tout sous prétexte de s’attaquer à la criminalité et de défendre la dignité de la femme. Or, faire un amalgame entre prostitution et accompagnement sexuel libres et volontaires et prostitution sous contrainte ? qui est le fait de réseaux mafieux ?, c’est une façon moralisatrice et discriminatoire de s’attaquer à des libertés individuelles fondamentales sans pour autant être plus efficace face à cette criminalité endémique, inacceptable elle.

Par conséquent, j’ai décidé de démissionner du CHS [collectif handicaps et sexualités] et de l’association CH(S)OSE afin de rejoindre le STRASS et de dénoncer, à ses côtés, une atteinte aux libertés par des puritains intolérants qui, dans leurs prises de position, négligent la dignité des personnes qu’ils prétendent défendre, au risque d’être en total contradiction avec les Droits de l’homme et du citoyen.

Marcel Nuss

Partageant entièrement l’analyse politique de Marcel Nuss, le STRASS se réjouit de cette collaboration qui ne manquera d’être heureuse. La reconnaissance des droits de toutes et tous étant depuis toujours notre revendication essentielle, que nous nous efforçons en permanence de faire porter par un discours à la première personne, ce ne peut être qu’avec un grand plaisir et un enthousiasme sincère que nous accueillons ce pionnier de la lutte pour la reconnaissance de l’accompagnement sexuel