Archive for the ‘Actions’ Category

Justice - Communiqué de presse.

Thursday, December 15th, 2011

Le 14 décembre 2011, la Cour d’Appel de Paris, a confirmé le jugement condamnant Mme Henriette Zoughebi, Vice- présidente (PC) du Conseil Régional d’Ile-de-France.

En février dernier, Mme Zoughebi avait été reconnue coupable de diffamation et condamnée à 500€ d’amende avec sursis, 1500 de frais de justice et 1€ de dommages et intérêts au STRASS, le Syndicat du Travail Sexuel. La Cour d’Appel a en outre alourdi cette peine de 500 pour frais de justice.

Sur son blog, Mme Zoughebi s’en était violemment pris aux organisateurs des “Assises de la Prostitution”. Le Tribunal a également ordonné le retrait du texte incriminé, ce à quoi la condamnée s’est toujours soustraite.

Le STRASS salue cette décision, qui rappelle clairement que si la Liberté d’expression doit être respectée et défendue dans le débat sur la prostitution, elle n’autorise personne à diffamer celles et ceux qui défendent les Droits des travailleusES du sexe.

infos :

contact@strass-syndicat.org

Manifestation : Mardi 6 décembre à 15H, place Edouard Herriot.

Sunday, December 4th, 2011

Le 6 décembre, les travailleurSEs du sexe et ceux qui les défendent se rassembleront à 15 h, place du Président Edouard Herriot près de l’Assemblée Nationale pour protester, une fois de plus contre les politiques répressives les visant ou visant leur clientEs.

En effet, au même moment, les députés débattront et adopteront probablement, la proposition de résolution visant à réaffirmer la position abolitionniste de la France en matière de prostitution.
Cette proposition de résolution vise à entériner juridiquement et symboliquement les conclusions du rapport Bousquet sur la prostitution en France, au premier rang desquelles figure la volonté de pénaliser les clientEs des travailleurSEs du sexe.


C’est l’étape avant la proposition d’une loi de pénalisation des clients.


Les travailleurSEs du sexe et leurs alliéEs dénoncent depuis des mois cette volonté d’accroître encore un peu plus la répression à leur encontre, mettant en danger leur santé, leur sécurité, leur subsistance.

C’est ce que, le 28 novembre dernier, le Collectif Droits & Prostitution et le Strass rappelaient dans un courrier adressé à l’ensemble des DéputéEs, exigeant de nouveau que les travailleu(r)ses du sexe soient REELLEMENT associéEs aux politiques publiques en matière de prostitution.

Documents :

Courrier aux députés (co-signé par plus de 21 associations)

Dossier de presse contre la pénalisation des clients.

Contacts presse :

Pour ActUp Paris, Cécile Lhuillier : 06 65 64 52 88

Pour le STRASS : Maîtresse Gilda : 06 23 06 87 01
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journée mondiale de lutte contre le SIDA : nous ne sommes pas le problème, nous faisons partie de la solution.

Thursday, December 1st, 2011

En cette journée de Lutte mondiale contre le VIH/SIDA, le STRASS tiens à réaffirmer sa solidarité avec toutes les associations qui luttent, depuis plus de trente ans, pour combattre ce virus, pour lutter contre cette maladie qui est avant-tout politique : parce que certains intérêts financiers et politiques priment sur notre santé, de nombreuses personnes, en raison de leur pauvreté, ou de la stigmatisation dont elles sont victimes, continuent d’être contaminées, continuent de mourir, dans une indifférence généralisée et inadmissible.

En tant que travailleurSEs du sexe, nous avons toujours été des acteurTRICEs essentielLes dans la lutte contre l’épidémie ; aujourd’hui, plus que jamais, des lois menacent le rôle de prévention que nous avons toujours tenu dans la prévention, et ce faisant, menacent également notre propre santé : en instaurant le délit de racolage en 2003, la LSI nous a éloignéEs des centres de santé et de prévention, nous a isoléEs, et, en nous précarisant, a rendu plus difficile l’exercice de notre travail, et notamment l’imposition du préservatif.

Le projet de pénaliser les clients, sous couvert de bonne morale bien-pensante qui nie la parole des premières concernées en les réduisant au statut de victime aliénée, ne fera qu’empirer la situation : c’est pourquoi aujourd’hui, le STRASS défilera au côté des associations de lutte contre le SIDA, pour interpeller les politiques sur cette question, et réaffirmer que, dans le cadre de cette lutte qui nous concerne touTEs, les travailleurSEs du sexe ne sont pas le problème, mais font partie de la solution.

Fadela s’en fout

Friday, October 21st, 2011

Ce mercredi 19 octobre 2011 a été lancé, dans l’amphithéâtre Caroli de l’hôpital Saint-Antoine, le nouveau cycle de conférence, intitulé « Urgence républicaine », de l’association « Future, au féminin » et du think tank « Des femmes au service de l’Homme ».

Pour cette première conférence-« débat » (qui relevait plus de la conférence de presse déguisée que du débat), Lydia Guirous (fondatrice-présidente de l’association) a accueilli Marie (étudiante en licence de droit à Paris et prostituée), Fadela Amara (co-fondatrice du mouvement Ni Pute Ni Soumise et ex-secrétaire d’État à la politique de la ville) et le professeur Charles Sigfred Peretti (chef du service de psychiatrie de l’hôpital Saint-Antoine).

Devant l’objectivité douteuse et la mise en scène évidente de cette présentation, le STRASS s’est invité.

Lydia Guirous nous a présenté son bébé en tirant « avec un grand cri la sonnette d’alarme parce qu’aujourd’hui ça suffit ! ».

Elle a très brièvement exposé l’idéologie qui se profile quand une étudiante devant travailler pour financer ses études rencontre trois opportunistes : une féministe échaudée, une politicienne éconduite et un psychiatre phatique.

Marie doit effectivement travailler pour financer ses études et l’on peut légitimement dénoncer le manque de crédits accordés à l’enseignement supérieur, la précarité des étudiantEs, la vétusté des campus, la mauvaise gestion des ressources humaines, etc. Mais là n’était pas l’objet de cette « conférence-débat ».

Il se trouve que Marie a « choisi la prostitution » comme activité.

Les intervenantEs y voient un drame national, un « fléau », pour reprendre le terme employé par Fadela Amara et dont la proximité avec les ordonnances de 1960, qui qualifient les tuberculeux, les homosexuels, les prostituéEs et les alcooliques de fléaux sociaux, ne peut qu’inquiéter.

Ne masquant ni son moralisme, ni son mépris, madame la Ministre n’a pas semblé s’inquiéter du fait que le problème était la précarité des étudiants et non le travail sexuel, puisqu’elle a publiquement affirmé : « vous voulez que je vous dise franchement, je m’en fous des prostituéEs ! Si vous le faites pour prendre votre pied, c’est votre problème ».

Fort de son expertise autoproclamée, le professeur Peretti a pu asséner tout un tas de pseudos-vérités, telles que le fait que l’exercice du travail sexuel était une « addiction indigne et honteuse », que cela consistait à « tourner le dos à l’émancipation », équivalait à une « perte de liberté », qu’il s’agissait de « monnayer son corps » et que l’argent qui en résultait était de « l’argent sale ». Allant jusqu’au bout de son mépris, il a pu affirmer que si Marie avait besoin d’argent pour financer ses études, elle n’avait qu’à « travailler ».

Respectant les règles du débat contradictoire, le STRASS est intervenu au stade des questions pour souligner que la conquête de la liberté ne pouvait passer que par la reconnaissance de droits aux travailleurs du sexe, que la violence ne résidait pas dans le travail sexuel, mais bien dans les discours qui visaient à expliquer à quel point cette activité était nocive, que s’il pouvait y avoir un problème d’estime de soi, cela n’était que le fruit des discours stigmatisants et victimisants qui désignaient les travailleurs du sexe comme des mineurs, ainsi qu’à la réglementation qui rendait l’exercice du travail sexuel difficile. À ce stade, la violence symbolique du discours est devenue bien réelle puisque les organisateurs se sont empressés de nous interrompre, de tout faire pour nous empêcher de prendre la parole, allant jusqu’à nous inviter à quitter la salle.

Le STRASS s’indigne de la récupération d’un problème de société réel – la précarité des étudiantEs – pour lutter contre le travail sexuel et ceux qui l’exercent, tout comme de la récupération des travailleurSEs du sexe par ces grossistes en prêt-à-penser.

Dans tous les événements publics, nous n’aurons de cesse de rappeler que le problème n’est pas le travail du sexe, mais bien la pathologisation et la victimisation des travailleurSEs du sexe, l’instrumentalisation de leur parole quand elle n’est pas purement et simplement niée.

Dans tous les événements publics, nous n’aurons de cesse de rappeler que la violence ne vient pas du travail sexuel, mais de la réglementation qui l’entoure et du regard porté dessus par les idéologues, les moralisateurs-trices de tout bord.

Le cri des putains de Gerland

Friday, September 30th, 2011

Jeudi 29 Septembre, les prostituées de Gerland (quartier de Lyon) avaient organisé une manifestation pour protester contre le harcèlement policier dont elles sont victimes et contre l’ampleur que prend chaque jour la répression d’État à leur encontre, notamment la multiplication des interdictions de stationner, et donc des PV et mises en fourrière de leurs véhicules.

Suite à la manifestation, qui a réuni plus d’une centaine de personnes, la Préfecture a accepté de recevoir une délégation de quatre personnes. Deux prostituées de Gerland, une représentante de l’association Cabiria et une représentante du STRASS sont donc allées exposer à M. Tournaire (directeur de cabinet du Préfet) et Mme Gretto (chef de cabinet de ce même préfet) les conséquence de la politique menée à Lyon à l’égard des travailleuses du sexe ; nous avons exigé la fin du harcèlement policier, et demandé à ce qu’une discussion ait lieu au plus vite entre les différentes parties concernées (autorités, riverains, travailleuses du sexe), afin de trouver une issue à cette situation intolérable.

En dépit de son mépris flagrant, M. Tournaire a pris des notes et nous a assurées qu’il ferait remonter nos revendications…C’est donc avec une grande impatience que nous attendons les prochaines nouvelles qui émaneront de la Préfecture, et il va sans dire que si aucun engagement allant dans le sens des revendications des travailleuses de Lyon n’est pris, la mobilisation d’hier, déjà très enthousiasmante quand à l’avenir de notre lutte en général, n’aura été qu’un aperçu de ce dont des putes en colère sont capables !

Quant à la manifestation en elle-même, la chanson écrite à cette occasion par Karen, prostituée en lutte, résumera mieux que tout autre récit l’ambiance qui y régnait :

LE CRI DES REBELLES

On est debout sur les pavés

Pour le droit à la liberté

Combattre une moralité

Masquées pour ne pas être vues

On défile quand même dans la rue

Défendre un droit que l’on a plus.

C’est un cri, c’est un chant,

C’est le cri des putains de Gerland,

Toute la rage qu’on a dans le corps

On se battra jusqu’à la mort

Contre un état qui nous ignore

C’est un cri, c’est un chant,

C’est aussi un métier qu’on défend,

Si vous croyez qu’on va céder

Et obéir à des frustrés

C’est mal connaître les prostituées

C’est un cri, c’est un chant,

C’est le cri des putains de Gerland,

Toutes la force qu’elles portent en elles

Le soulèvement de ces rebelles

Contre un État qui les harcèle

MANIFESTATION PARIS 2 JUIN 2011 14 h de Pigalle à République

Tuesday, May 31st, 2011

Travailleurs/-ses sexuelLEs
Pour la reconnaissance de nos métiers, défendons nos droits. Pour notre survie, luttons en montrant que nous sommes nombreux/-ses et solidaires.

  • Contre la pénalisation du racolage,
  • contre les amendes,
  • contre nos voitures à la fourrière,
  • contre le retrait de la garde de nos enfants,
  • contre la pénalisation de nos clientEs,
  • contre l’arrestation des escortes sur Internet,
  • contre l’expulsion de nos collègues étrangerEs,
  • contre le statut d’inadaptéE sociale,
  • contre les violences,
  • contre le proxénétisme d’État et toute exploitation de nos métiers.

MANIFESTATION PARIS 2 JUIN 2011 14 h de Pigalle à République

ASSISES DE LA PROSTITUTION 2011 - LYON

Friday, March 11th, 2011

Communiqué de Presse de :

DROITS ET PROSTITUTION - CABIRIA - STRASS

ASSISES DE LA PROSTITUTION 2011

LYON

18 MARS 2011

Depuis 2003, année d’entrée en vigueur de la loi qui pénalise la racolage passif, les conditions d’exercice des travailleuses et travailleurs du sexe n’ont cessé de se dégrader : augmentation des violences, de la stigmatisation, arrêtés municipaux visant à écarter les travailleuses du sexe des centres-villes et lieux de passage… Aujourd’hui, c’est la pénalisation des clients qui semble être la voie retenue par les politiques.

La voix des travailleuses du sexe n’est jamais prise en compte dans l’élaboration des lois qui les concernent.

Les Assises de la Prostitution se veulent un temps d’échanges et de prise de parole entre travailleuses du sexe et associations les soutenant, afin qu’émerge un positionnement commun sur des thématiques concrètes (santé, conditions de travail, répression, stigmatisation, droits, lois…).

Pour leur cinquième édition, les Assises de la Prostitution auront lieu le 18 mars à Lyon. Dans ce contexte sécuritaire et répressif contre tou-te-s les travailleuses et travailleurs du sexe, le besoin d’être visibles, de se retrouver et de s’organiser est plus que jamais d’actualité.

Les temps d’échange et de prise de parole proposés permettront d’aborder les réalités concrètes que vivent les travailleuses du sexe, les conséquences sur leur santé et leurs conditions de vie en général ainsi que les perspectives d’actions à mettre en place pour faire évoluer la situation des travailleuses et travailleurs du sexe et pour changer les lois.

Les conclusions de cette journée seront rendues publiques lors d’une conférence de presse qui se tiendra

Vendredi 18 mars 2011 à 17H,

à la maison des associations,

28, rue Denfert Rochereau, Lyon 4e

Une Marche pour les droits des travailleuses et travailleurs du sexe, prostitué-e-s et autres tapins aura lieu:

Samedi 19 mars 2011,

Place des Terreaux (Lyon 1er)

à partir de 14h30.

Contacts Presse:

Isabelle SCHWEIGER (porte-parole STRASS)             06.31.45.64.24

Antoine BAUDRY (CABIRIA)                                      06.76.63.59.22

Miguel Ange GARZO (ARCAT et UNALS)                    06.81.43.48.15

ASSISES DE LA PROSTITUTION 18 MARS 2011 A LYON

Justice - Communiqué de presse.(mise à jour 02/03/2011)

Friday, February 25th, 2011

Le 17 février 2011, la 17ème Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris, a reconnu que Mme Henriette Zoughebi s’est rendue coupable de diffamation et l’a condamné à 500€ d’amende avec sursis. Elle devra en outre verser 1500 € de frais de justice et 1€ de dommages et intérêts au STRASS, le Syndicat du Travail Sexuel qui s’est constitué partie civile. Mme Zoughebi a toutefois fait appel de ce jugement qui n’est donc pas définitif.

Sur son blog,  Henriette Zoughebi, Vice-présidente du Conseil régional d’Ile-de-France, s’en était violemment pris aux organisateurs des “Assises de la Prostitution”. Le Tribunal a également ordonné le retrait du texte.

Le STRASS prend acte de cette décision, qui renforce sa détermination à défendre les intérêts de toutEs les travailleuses du sexe et leurs aliéEs qui luttent pour leur Droits.

Les Assises de la Prostitution sont une des trop rares occasions de rassemblement national des travailleurs du sexe et cette année encore, le STRASS participera à cet événement les 18 et 19 mars prochains à Lyon, ne déplaise à Mme Zoughebi !

infos :

contact@strass-syndicat.org

T-DOR Transgender Day Of Remembrance

Saturday, November 20th, 2010

Le T-DOR est la journée internationale du souvenir trans

TDoRDepuis 1999, le 20 novembre est la Journée internationale de la mémoire transgenre, également appelée Journée internationale du souvenir trans’ (en V.O.: Transgender Day of Remembrance), en mémoire des trans’ assassiné-e-s dans le monde entier, et notamment de Rita Hester, trans’ afro-américaine tuée le 28 novembre 1998.

« VIOLENCE QUOTIDIENNE »
Selon le site Transrepect versus Transphobia, plus de 175 meurtres transphobes ont été signalés depuis le TDoR 2009. Un collectif inter-associatif (Acceptess-T, Chrysalide, Act Up-Paris, A.L.I.I.T.T.A.S., C’est pas mon genre!, Claaaaaaaaaashhh! de la FA, Lesbian & Gay Pride Montpellier Languedoc-Roussillon, Mag et Le Strass) rappelle qu’en France, « les personnes trans’ font face à une violence quotidienne, dans la rue, sur leurs lieux de travail, et même jusque chez elles » et donne les exemples de Diva, « assassinée, étranglée chez elle à Saint-Raphaël, (…) retrouvée par ses amies qui s’inquiétaient de ne pas avoir de ses nouvelles depuis plusieurs jours », de Marizette, « retrouvée morte, attachée aux toilettes de chez elle » et de Kima, qui « s’est jetée sous une voiture, poussée au suicidée par les persécutions qu’elle a subies ».

« Bien que toutes les personnes représentées lors du TDoR ne s’identifient pas comme trans’ (travesti-e-s, cross-dresser, etc.), toutes ont été victimes de violences basées sur la haine et les préjugés à l’encontre de la transidentité », soulignent les associations.

TDoRJOURNÉE D’ACTIONS
Journée de souvenir, donc, mais aussi journée de revendications et d’actions. À Paris, une action de visibilité et de commémoration aura lieu à 14h sur le pont des Arts. À Lyon, plusieurs rencontres sont organisées, ainsi que la projection du film Normal. À Strasbourg, Support Transgenre Strasbourg appelle à un rassemblement à 15h place Kléber. À Bruxelles, une procession partira de l’Hôtel de Ville à 19h30.

Toutes les infos sur les actions organisées en France sont sur le site du collectif. Les actions dans les autres pays (Allemagne, Italie, États-Unis, Australie, Finlande, Royaume-Uni…) sont sur le site international.

source : Yagg

AFP: Des prostitués mettent la mode au service de la lutte contre le sida à Vienne

Tuesday, July 27th, 2010

(AFP)

VIENNE — Les participants à un défilé de mode de vêtements féminins et masculins portant la griffe Daspu, créés par une ex-prostituée brésilienne, ont dénoncé les discriminations dont sont victimes les travailleurs du sexe dans le monde en relation avec la problématique du sida, mercredi à Vienne.

Le label Daspu, diminutif pour “das putas” en portugais, a été créé en 2005 par Gabriela Leite, prostituée “à la retraite” et toujours engagée pour les droits des travailleurs du sexe.

Dans le Village mondial des ONG mercredi en marge de la Conférence internationale sur le sida, les manequins d’un jour, prostitués et membres d’associations, ont défilé, certains timides d’autres au déhanché lascif, sous les acclamations nourries du public.

Short jaune à mince bretelles, mini-jupe sur bas résilles rouges ou robe à volants, beaucoup de pièces mettaient en valeur les corps. La célébration de la femme apparaissait aussi sur le tissus. Sur un T-shirt pour homme un corps féminin se dessine dans la vapeur s’échappant d’une tasse de café.

Dépassant d’une corsage, ou d’une poche, des préservatifs dans leur emballage écarlate rappellent le motif de cet événement.

Pour les prostitués, “la prévention contre le sida est un instrument de travail, c’est important que les travailleurs du sexe sachent se servir d’un préservatif”, a expliqué à l’AFP Friederike Strack, responsable de l’association Davida, qui travaille avec Daspu au Brésil.

La prévalence du VIH au sein de ce groupe est sensiblement plus élevée que dans le reste de la population mondiale. La criminalisation de leur activité dans de nombreux pays et les discriminations sont d’importants obstacles pour l’accès des travailleurs du sexe aux informations et aux traitements.

“La visibilité de notre groupe est très importante pour réduire la discrimination et la violence à notre encontre”, a estimé Camille, un transgenre brésilien qui travaille en France.

Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés.

source : AFP: Des prostitués mettent la mode au service de la lutte contre le sida à Vienne.