Video France 3, le 12/13 : portrait du jeudi, Gilda.
Thursday, May 28th, 200928 mai, France 3 Paris Ile de France. Le portrait du Jeudi, Maitresse Gilda
28 mai, France 3 Paris Ile de France. Le portrait du Jeudi, Maitresse Gilda


Le STRASS ne se satisfait pas des déclarations de la Ministre de la Santé concernant les trans’
Ni affectation psychiatrique ni trouble de l’identité !
Les trans’ ne sont malades de rien du tout !
A l’occasion de la journée mondiale contre l’homophobie, qui cette année a pour thème la lutte contre la transphobie, le STRASS tient à joindre ses forces à ce combat qui touche une grande partie des travailleuSEs du sexe.
A la veille de cette journée, c’est par une dépêche AFP que nous apprenons la décision du ministère de la Santé de ne plus classer la “transsexualité comme affectation psychiatrique”. Or, dans la suite de cette dépêche, la porte parole de la ministre continue de parler de “troubles de l’identité de genre“.
Nous notons d’abord que l’Etat français s’obstine à user d’un vocabulaire pathologisant face aux personnes transidentitaires, bien que depuis des années, la communauté trans’ préfère parler de transidentité plutôt que de transsexualité, et ne considère donc pas cette identité de genre comme un trouble.
Mais ce que nous craignons surtout à la lecture de cette dépêche, c’est que cette déclaration ne soit qu’un effet d’annonce de plus et que le décret en question ne change rien en bien, voire tout en mal. Que ce décret ne fera que changer le nom de la pathologisation imposée aux trans’, mais qu’il signifie une régression au lieu d’un progrès : à savoir que l’Etat français continue d’exercer sa tutelle pathologisante sur les personnes transidentitaires, mais en leur rendant en même temps encore plus difficile l’accès aux traitements. Traitements dont ces personnes n’ont parfois besoin que parce que la transphobie avérée de l’Etat français lui-même, est bien vivante et active, et leur rend la vie impossible. A titre d’exemple, l’Etat impose la stérilisation des personnes trans’ comme condition d’obtention du changement d’Etat civil.
Nous craignons donc qu’il ne s’agisse une fois de plus d’une mesure visant à désengager l’Etat français de ses responsabilités tout en renforçant le contrôle discriminatoire qu’il exerce sur des catégories de personnes qui le “dérangent”.
Nous exigeons :
· la fin du “parcours” pathologisant que l’Etat français impose en toute illégalité, les trans’ n’ont pas besoin de l’avis de prétendus experts pour savoir qui elles/ils sont. Il n’y a aucun besoin de classer les trans’ comme “malades” pour assurer la prise en charge de leurs traitements : l’Etat français finance bien par exemple les traitements occasionnées par la grossesse, sans pour autant considérer celle-ci comme une maladie.
· un accès libre et sans condition aux soins, sans classement comme malades mentaux, que ce soit sous forme d‘une “affectation psychiatrique“ ou sous le nom de “trouble de l‘identité de genre“. Et sans d’ailleurs être classés sous aucune autre dénomination pathologisante tout court : les trans’ ne sont malades de rien du tout. Leurs souffrances sont exclusivement le produit de la transphobie de l’Etat français et de la société qui les entoure.
· Nous exigeons donc que l’Etat français paie réparation des dégâts que sa transphobie fait dans nos vies depuis des décennies.
Les vraies questions que nous posons :
· A quand des droits civiques égaux pour les trans’?
· A quand l’abolition du premier chiffre du numéro de sécurité sociale, qui stigmatise et exclut de fait du marché de l’Emploi ?
· A quand le changement d’ état civil sur simple demande ?
· A quand des droits familiaux et parentaux égaux ?
· A quand le droit de vote des trans’ indépendamment du genre que mentionnent leurs papiers d’identité ?
· A quand une vraie politique d’éducation publique contre la transphobie et l’homophobie de la part de l‘Etat français ?
· A quand la fin des violations par l’Etat Français de la Charte Européenne des Droits Humains, notamment face aux personnes transidentitaires ?
(lire : http://www.coe.int/t/commissioner/Viewpoints/090105_fr.asp )
Toutes ces questions cruciales sont politiques et non médicales, et elles exigent par conséquent des réponses politiques et pas médicales. Réponses qu’à ce jour l’Etat français se refuse à donner. Pire, il refuse même de comprendre les questions…
Le STRASS se joint à toutes ces questions pressantes, et somme l’Etat français d’y répondre d’urgence, au lieu de rechercher un effet d’annonce démagogique à l’occasion de la journée internationale contre l’homophobie.
STRASS, Syndicat du TRAvail Sexuel,
Contact pour ce communiqué : Cornelia Schneider 06 12 32 47 64.
www.strass-syndicat.org
The STRASS is not satisfied by the statements of the Minister for Health concerning trans’ people
Neither the psychiatric nor the disorder identity!
Trans’ people are not sick !
On the occasion of the World Day against homophobia, which this year focused on the fight against transphobia, the STRASS would join forces to this fight that affects a large proportion of sex workers.
On the eve of this day we heard from a report by AFP the decision of the Health Ministry to no longer classify “transsexuality as a psychiatric condition.” However, the spokesperson for the minister continues to talk of “disorders of gender identity.”
We note first that the French state persists to use a vocabulary pathologizing trans people, although for years, the trans’ community prefers to talk about transidentity rather than transsexuality, and therefore does not consider this gender identity as a disorder.
But what we fear, especially from reading the headlines, is that this declaration is only an announcement, and that the decree in question does not change much, if not all bad. That this decree will only change the name of the pathologisation imposed to the trans’, that it means a step backwards instead of progress: that the french state continues to exercise supervision on pathologizing of trans people, and making them at the same time more difficult to access treatments. Treatments which are sometimes necessary only because of transphobia from the french state itself, still alive and active, and makes life impossible. For example, the state requires the sterilization of trans people as a condition for obtaining a change of their administrative identity.
We are concerned therefore that it is once more a measure to divest the French state from its responsibilities while strengthening control over the discriminatory categories of persons who “disturb”.
We demand:
- The end of the pathologizing that the State illegaly imposes, trans people do not need the so-called expert opinion about who they are. There is no need to classify trans people’ as “sick” to take care of their treatments: the state finance by such treatment due to pregnancy, but does not consider it as a disease .
- Free and unconditional care, not classified as mentally ill, whether in the form of a “psychiatric condition” or as “disorder of gender identity.” And without even be classified under any other pathologisation’s name. In short: trans’ people are sick of nothing. Their suffering is entirely the product of transphobia from the French State and society around them.
- We therefore demand that the state pays repair for the damage done by its transphobia in our lives for the last decades.
The real questions we ask:
When equal civil rights for trans?
When the abolition of the first digit of the national insurance number, which stigmatizes and excludes us de facto from the labor market?
When the change of administrative status on request?
When the family and parental rights equal?
When the voting rights for trans people-independently of the gender mentioned on their ID?
When a genuine policy of public education against transphobia and homophobia from the state ?
When the end of violations by the French State of the European Charter of Human Rights, particularly regarding trans people ?
(read: http://www.coe.int/t/commissioner/Viewpoints/090105_fr.asp)
All these critical issues are political rather than medical, and they call for policy responses and not medical. Replies which to this day the french state refuses to give. Worse, it refuses even to understand the questions…
The STRASS joins all these pressing issues, and requires the french State to respond in emergency, instead of seeking a demagogic announcement on the occasion of International Day against Homophobia.
STRASS - Syndicat du Travail Sexuel
le 5 mai 2009.
Communiqué de presse,
suite au meurtre d’une prostituée près de Nîmes (Gard)
Pour parvenir à ses fins politiciennes, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, a introduit dans la Loi des dispositions déviantes qui, mécaniquement, entraînent des drames tel que le meurtre survenu il y a 48 heures, sur un parking de Nîmes, dans des conditions atroces. Le président de la République tient aujourd’hui meeting électoral à quelques centaines de mètres des lieux du meurtre. Aura-t-il une pensée pour la mémoire de cette jeune femme, et de toutes celles et ceux qui connaissent une fin tragique, parce que la loi, qui est la sienne est viciée ? Elle a contraint les TravailleusEs du
Sexe à la clandestinité et les a exclues de la protection du Droit dû à chacun. Le Président ne se déshonorerait pas en corrigeant d’urgence les erreurs démagogiques et populistes du Ministre.
Il convient cependant de noter positivement la réactivité des pouvoir publics locaux, sans doute en phase avec une opinion qui évolue. Les moyens déployés, la présence rapide de responsables haut placés amorcent peut-être une approche enfin humaine en lieu et place du mépris et de la stigmatisation.
Le STRASS, Syndicat du Travail Sexuel, sera particulièrement attentif au sérieux du déroulement de l’enquête et exige que ses revendications soient entendues par l’abrogation de la Loi dite “sur la sécurité intérieure” de 2003.
Contact :
Maîtresse Gilda,
0623068701
STRASS
http://www.strass-syndicat.org
STRASS - Syndicat du TRAvail Sexuel
Press release,
Following the murder of a prostitute near Nimes (Gard)
To achieve its political purposes, Nicolas Sarkozy, then Interior Minister, introduced in the law deviant provisions that, mechanically, lead to tragedies such as the murder happened 48 hours ago, in a parking in Nimes, in atrocious conditions. The President of the Republic holds an electoral meeting today a few hundred meters from the scene of the murder. Will he have a thought for the memory of this young woman, and all those who have a tragic ending, because the law, which is his is flawed? It has forced sex workers in the hiding and excluded them from the protection of the law for everyone. The President will not disgrace himself by correcting in emergency the populist and demagoguery mistakes of the Minister he was.
It should be noted, however, positive responsiveness from local government, probably in step with a view that is changing. The means employed, the fast presence of high officials began perhaps finally a new human approach instead of contempt and stigma.
The STRASS, Syndicat du TRAvail Sexuel, will be particularly attentive to the seriousness of the investigation and demands that its claims are heard by the repeal of the Act called “interior security” of 2003.
Contact:
Mistress Gilda,
0623068701
STRASS
http://www.strass-syndicat.org
Fondé le 20 mars 2009, lors des 4èmes Assises Européennes de la Prostitution, le STRASS, Syndicat du TRAvail Sexuel, lutte pour la dépénalisation du travail sexuel, pour l’autogestion et pour les droits sociaux égaux de tous/-tes les travailleurs/-ses sexuelLEs : prostituéEs, escorts, acteurs/-trices porno, strip-teaseurs/-ses, dominateurs/-trices, animateurs/-trices de téléphone/webcam rose, travaillant en appartement, dans la rue, en camionnette, par Internet ou petites annonces, femmes, hommes, trans’, françaisES, migrantEs…
Nous luttons :
STRASS – le Syndicat du TRAvail Sexuel – www.strass-syndicat.org

Founded on the 20th March 2009, at the European Assises de la prostitution, STRASS, Syndicat du TRAvail Sexuel (Union of Sex Work), fights for the decriminalization of sex work, for self-organisation of sex work and for equal social rights to all sex workers / prostitutes, escorts, porn / actors-tress, strip-teasers, dominatrix, telephone or webcam animation, working in apartment, on the street, in camping van, or by Internet ads, men, women, trans, French or migrants …
We fight :
STRASS – le Syndicat du TRAvail Sexuel – www.strass-syndicat.org
