Archive for March, 2009

Communiqué création du STRASS

Sunday, March 22nd, 2009

Aujourd’hui, nous sommes heureuSEs de vous annoncer la naissance du STRASS (Syndicat du TRAvail Sexuel) à la suite des Assises Européennes de la prostitution qui ont eu lieu vendredi 20 mars dernier au théâtre de l‘Odéon.

Les statuts viennent d’être déposés à la préfecture ce lundi matin officialisant l’existence de notre syndicat.

Le premier C.A. du syndicat a été élu vendredi lors des Assises de la prostitution pour un mandat provisoire de trois mois afin d’organiser le recrutement des adhérentEs et les premières élections de nos représentantEs.

Nous sommes fièrEs de pouvoir déjà annoncer depuis vendredi l’adhésion d’au moins 200 membres et l’existence de 5 fédérations au niveau national et attendons encore d’autres bulletins d’adhésion notamment venant de province.

Une de nos premières actions sera de peser sur les prochaines élections européennes en rappelant aux candidats nos revendications. Un courrier leur sera prochainement envoyé leur demandant de se positionner sur le manifeste et la déclaration des droits des travailleurs du sexe en Europe, texte rédigé lors de la conférence européenne des sex workers en 2005 à Bruxelles. (lien vers manifeste et déclaration)

Un nouveau site web a également été créé sur lequel vous trouverez les différentes informations relatives au STRASS

Pour toute information complémentaire, veuillez contacter  :

Isabelle Schweiger, porte parole
Maitresse Nikita, trésorier

Ou par mail :
contact@strass-syndicat.org

Creation of STRASS

Sunday, March 22nd, 2009

Today we are pleased to announce the birth of STRASS (Syndicat du TRAvail du Sexe = Union of Sex Work) following the European Conference on prostitution that took place last Friday 20 March at the Théâtre de l’Odéon and after the Pute Pride which have brought together over 300 people.

The statutes are currently being tabled in the Paris Prefecture formalizing thus the existence of our union. The administration of the first union was elected Friday at the Conference on prostitution for a provisional three months to organize the recruitment of members and the first elections of our representatives.

We are proud to announce already since Friday the accession of at least 200 members and the existence of 5 federations nationally and still expect other forms of membership in particular from the country.

One of our first actions will be to influence the next European elections candidates by reminding our demands. A letter will be sent soon asking them to focus on the manifesto and declaration of rights for sex workers in Europe, written at the European Conference of sex workers in 2005 in Brussels.

A new website has been created where you can find various informations relating to STRASS www.strass-syndicat.org
For further information, please contact by phone:

Isabelle Schweiger, spokeswoman 0033+6 71 59 27 36

Mistress Nikita, Treasurer 0033+6 24 94 11 71

Reportage AFP : Pute Pride 2009 à Paris

Saturday, March 21st, 2009

300 personnes ont défilé lors de la Pute Pride 2009

Saturday, March 21st, 2009

300 personnes ont défilé lors de la Pute Pride

Aujourd’hui, nous sommes heureuSEs de vous annoncer la naissance du STRASS (Syndicat du TRAvail Sexuel) à la suite des Assises Européennes de la Prostitution qui ont eu lieu vendredi 20 mars dernier au théâtre de l‘Odéon et de la Pute Pride qui a rassemblé plus de 300 personnes.

Les statuts sont en cours de dépôt à la Préfecture de Paris officialisant ainsi l’existence de notre syndicat. Le premier C.A. du syndicat a été élu vendredi lors des Assises de la prostitution pour un mandat provisoire de trois mois afin d’organiser le recrutement des adhérentEs et les premières élections de nos représentantEs.

Nous sommes fièrEs de pouvoir déjà annoncer depuis vendredi l’adhésion d’au moins 200 membres et l’existence de 5 fédérations au niveau national et attendons encore d’autres bulletins d’adhésion notamment venant de province.

Une de nos premières actions sera de peser sur les prochaines élections européennes en rappelant aux candidats nos revendications. Un courrier leur sera prochainement envoyé leur demandant de se positionner sur le manifeste et la déclaration des droits des travailleurs du sexe en Europe, texte rédigé lors de la conférence européenne des sex workers en 2005 à Bruxelles.

Un nouveau site web a également été créé sur lequel vous trouverez les différentes informations relatives au STRASS www.strass-syndicat.org

Pour toute information complémentaire, veuillez contacter par téléphone :

Cadyne, secrétaire générale 06 18 44 68 99

Isabelle Schweiger, porte parole 06 71 59 27 36

Maitresse Nikita, trésorier 06 24 94 11 71

Ou par mail : contact@strass-syndicat.org

300 people marched in the Pute Pride

Saturday, March 21st, 2009

300 people marched in the Pute Pride

Today we are pleased to announce the birth of STRASS (Union of Sex Work) following the European Meeting Assises de la prostitution that took place last Friday 20th of March at the Théâtre de l’Odéon and after the Pute Pride which gathered together over 300 people.

The statutes are currently being tabled in the Paris Prefecture formalizing the existence of our union. The Bureau of the first union was elected Friday at the Assises de la prostitution for a provisional three months mandate to organize the recruitment of members and the first elections of our representatives.

We are proud to announce already since Friday the accession of at least 200 members and the existence of 5 federations nationally and still expect other membership forms in particular from the country.

One of our first actions will be to influence the next European elections candidates by reminding our demands. A letter will be sent soon asking them to focus on the manifest and declaration of rights for sex workers in Europe, written at the European Conference of sex workers in 2005 in Brussels.

A new website has been created where you can find various information relating to STRASS  www.strass-syndicat.org

For further information, please contact by phone:

Cadyne, Secretary General 06 18 44 68 99

Isabelle Schweiger, spokeswoman 06 71 59 27 36

Mistress Nikita, Treasurer 06 24 94 11 71

Or by mail: contact@strass-syndicat.org

1er communiqué : Assises de la Prostitution, le 20 mars 2009, à l’Odéon - Théâtre de l’Europe

Friday, March 20th, 2009

Texte lu lors des Assises de la Prostitution, le 20 mars 2009, à l’Odéon - Théâtre de l’Europe

Nous sommes prostituéEs, escortEs, acteurs ou actrices porno, strip-teaseurSEs, dominas, téléopératrices de téléphone rose, travaillant en appartement, dans la rue, en camionnette, par Internet ou petites annonces, femmes, hommes, trans’, françaisES et migrantEs,

ensemble, nous disons au reste de la société :

Nous ne formons pas un monde à part ;

Nous faisons partie de cette société.

Nous sommes vos mères, vos pères, vos soeurs, vos frères, vos enfants, vos voisins, vos parents, membres de votre famille, collègues de bureau, vous nous croisez tous les jours dans le métro ou dans la rue. Vous nous connaîssez sans nous connaître parce que l’opprobre sociale entourant la prostitution enferme encore trop d’entre nous dans la honte.

Aujourd’hui, nous sortons de cette honte.

Nous ne sommes ni des délinquantes ni des victimes.

Nous sommes des citoyens et des citoyennes. Nous sommes des électeurs et des électrices. Nous sommes des travailleuses et des travailleurs. Nous sommes fortes.

Aujourd’hui nous sommes là pour prouver au monde entier que nous sommes capables d’avoir un discours politique sur nous-mêmes, d’être des acteurs et actrices politiques.

Nous devons être entendues.

C’est pour cette raison que je suis fière de vous annoncer aujourd’hui la création du premier syndicat du travail sexuel, le STRASS.

Un syndicat, c’est le pouvoir de nous réapproprier la parole sur nous-mêmes.

Nous sommes les vrais expertEs sur la prostitution et le travail sexuel nous les travailleuses et travailleurs du sexe.

Un syndicat, c’est le moyen de faire pression sur les institutions et les politiques, pour changer les lois, faire cesser la répression, obtenir la reconnaissance de notre travail et donc de nos droits et la fin des discriminations.

Un syndicat, c’est la force de lutter contre notre exploitation et des conditions de travail de plus en plus difficiles. C’est mettre fin au proxénétisme par l’auto-organisation de notre communauté.

Un syndicat, c’est être solidaires, c’est apprendre les unes des autres, échanger et communiquer, guider les plus jeunes et celles qui démarrent, nous apporter entraide et support.

C’est donner ce que nous savons faire de mieux : l’amour.

First Press Release : Assises de la Prostitution, on the 20th of march 2009, in Odeon - theatre of Europe

Friday, March 20th, 2009

Paper read at the Assises de la Prostitution, 20 March 2009, at the Odéon - Théâtre de l’Europe

We are prostitutes, escorts, porn actors or actresses, strip-teaseurSEs, dominas, erotic phone call workers, working in apartment, on the street, in a camper, or by Internet ads. Women, men, trans, French and migrants,

Together, we say to the rest of society:
We are not a world apart;

We are part of this society.

We are your mothers, your fathers, your sisters, your brothers, your children, your neighbors, your parents, your family, your colleagues, you meet us every day on the subway or the street. You know us without knowing us because the social stigma surrounding prostitution maintains us in shame.

Today we leave this shame.
We are neither victims nor offenders.
We are citizens. We are electors. We are workers. We are strong.

Today we are here to prove to the world that we are able to have a political discourse about ourselves, to be political actors and actresses.

We must be heard.

That is why we are proud to announce today the creation of the first union of sex work, the STRASS.

A union is the power to reclaim the discourse on ourselves.

We are the real experts on prostitution and sex work, we the sex workers.

A union is the way to put pressure on institutions and politics, to change the laws, stop the repression, gain recognition for our work and therefore our rights and end discrimination.

A union is the strength to fight against our exploitation and increasingly difficult working conditions. It is to put an end of proxenetism by the self-organization of our community.

A union is to be united, is to learn from each other, share and communicate, guide the young and those who start, to provide help and support.

It is to give what we do the best: love.

“Les Travailleu(r)ses du sexe”

Thursday, March 19th, 2009

France_2 France 2 - 22h45

Les travailleu(r)ses du sexe

Durée : 1 heure 10 minutes

Sous-titrage malentendant (Antiope).

Stéréo

Interdit aux moins de 16 ans.

En 16:9

Le sujet

La sexualité et son contrôle par le pouvoir sont au coeur de ce documentaire qui s’interroge sur la stigmatisation des pratiques liées à la prostitution.

D’un côté, l’économie de marché a généré la multiplication des salons de l’érotisme et des sociétés d’éditions de vidéos pornographiques au nom de la liberté du consommateur. D’autre part, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, a fait voter en 2003 une loi de sécurité intérieure incluant le racolage passif des prostituées. Moins visible dans les rues, la prostitution se multiplie sur Internet et aux périphéries des villes. Alors que des femmes et des hommes revendiquent le droit de pouvoir louer librement leur corps ou de vendre des services sexuels, pourquoi cette activité reste-t-elle la plus stigmatisée dans notre société ?

Lire la suite sur le site de l’Obs

Sortir du placard de la prostitution

Thursday, March 19th, 2009

jeudi 19 mars 2009

Tribune initialement publiée sur Yagg

Opinions & Débats: “Sortir du placard de la prostitution”, par Thierry Schaffauser, travailleur du sexe

Thierry Schaffauser Demain vendredi 20 mars, et pour la troisième année consécutive, les Assises de la prostitution se tiendront à l’Odéon-Théâtre de l’Europe, à Paris, et réuniront entre autres prostitué-e-s, acteurs politiques, associatifs et chercheurs pour une série d’ateliers (plus d’infos ici). Le lendemain, la Marche de défense des droits des prostitué-e-s, appelée aussi “Pute pride”, démarrera place Pigalle, à partir de 13 heures.

Pour Yagg, Thierry Schaffauser, travailleur du sexe et militant impliqué dans la défense des droits des prostitué-e-s, livre sa critique du discours abolitionniste dominant et lance un appel à “sortir du placard de la prostitution”.

“SORTIR DU PLACARD DE LA PROSTITUTION”, PAR THIERRY SCHAFFAUSER, TRAVAILLEUR DU SEXE

La communauté pute et la communauté transpédégouine ont toujours été très proches l’une de l’autre. En lisant Gay New York de George Chauncey, on apprend que les putes et les transpédégouines fréquentaient les mêmes lieux de fête nocturne et de drague, partageaient souvent les mêmes amants, marins, soldats, et autres mâles en chaleur puisqu’étant les seules qui baisaient hors mariage. Les folles et travestis copiaient ces rares femmes qui osaient prendre l’initiative sexuelle. Les lesbiennes étaient souvent également réprimées par les lois antiprostitution car vivre sans être mariée mais avec d’autres femmes était considéré comme un comportement de pute. Nous subissions le même stigmate.

Tandis que les homophobes voulaient guérir l’homosexualité, les putophobes voulaient réformer les putes. Aujourd’hui, cela n’a pas trop changé. Il y a toujours des mouvements chrétiens qui proposent la même chose et présentent comme modèles de réussite des “ex-gays” ou des “survivantes de la prostitution”. Malheureusement, si les “ex-gays” sont jugés comme un mouvement homophobe, les “survivantes de la prostitution” ont encore pour beaucoup une légitimité plus grande que les putes activistes qui développent un discours politique sur elles-mêmes.

Dans les années 1970, les putes et les transpédégouines ont en effet lancé de nouveaux mouvements sociaux. Mais si les putes n’ont rien remporté depuis l‘occupation des églises en 1975, les gays, eux, semblent enfin pouvoir éventuellement devenir des citoyens égaux. Face à ce constat, une nouvelle génération d’activistes travailleurs du cul ont décidé de s’inspirer de ce qui a fait la force du mouvement LGBTIQ. La Pute Pride, dorénavant annuelle, est ainsi née en 2006 afin de retourner l’insulte en fierté, d’abandonner les masques et d’adopter un processus de visibilité et de coming-out.

LE SYSTEME ABOLITIONNISTE
La répression et le contrôle social des putes sont à comprendre dans le cadre du système abolitionniste. Celui-ci est né à la fin du XIXe siècle dans l’Angleterre victorienne quand les femmes devaient être asexuelles ou reproduire, et que les putes étaient à contrario vues comme des femmes déchues ayant perdu leur pureté sociale. L’idée de base était pourtant bonne, puisqu’il s’agissait au départ d’abolir un autre système de contrôle: l‘encartage et les dépistages obligatoires dans les maisons closes. Or le mouvement abolitionniste n’a plus eu pour but seulement d’abolir les “lois réglementaristes”, mais d’abolir la prostitution elle-même.

Les ordonnances de 1960 en France font des prostituées des inadaptées sociales, et au même moment sont ajoutés les amendements Mirguet qui criminalisent davantage les homosexuels, eux aussi inscrits dans la liste des fléaux sociaux. L’article de la Loi pour la Sécurité Intérieure (LSI) concernant le racolage passif depuis le 18 mars 2003 ajoute à notre statut d’inadapté social celui de délinquant. Concrètement, cela signifie que nos vies sont placées hors du droit commun. En cas d’agression ou de viol, les plaintes ne sont pas enregistrées par la police. Nous avons certes toujours le droit de nous prostituer dans le cadre de notre vie privée et notre travail est reconnu comme tel… fiscalement. Toute activité d’échange commercial, de publicité, de racolage ou même le don de revenus à un proche demeurent en revanche interdits par les lois sur le proxénétisme.

Autrement, la plupart des droits sociaux sont conditionnés au fait de passer par des associations de réinsertion qui nous demandent d’arrêter la prostitution pour “nous remettre dans le système”. Si par exemple vous êtes arrêtée pour racolage, vous risquez 3750 euros d‘amende et 2 mois de prison, et l‘expulsion du territoire pour les étrangers. Pendant votre garde à vue, la police vous remet une liste de contacts d’associations abolitionnistes et la justice est prête à se montrer plus clémente si vous arrêtez de vous prostituer ou si vous dénoncez un “proxénète”.

Quelques putes acceptent de jouer le jeu et de se faire passer pour des victimes dans ces assos, obtenant parfois un logement ou d‘autres avantages, tout comme certains pédés acceptaient de se faire “guérir” afin d’éviter la répression. Les ateliers de réinsertion n’offrent que des petits boulots non formateurs, ceux-là même que la plupart des putes ont pourtant déjà faits avant de choisir la prostitution, et que nous avons justement fui pour échapper à cette exploitation. Mais pour ces professionnels de la réhabilitation, il serait nécessaire de nous réapprendre le goût de l’effort, celui de nous lever tôt le matin, et d’abandonner ce qu’ils croient être de l’argent facile et sale.

MENSONGES ET CHIFFRES FANTAISISTES
S’agissant des travailleurs du sexe migrants, il suffit de dire qu’”elles et ils sont toutes des victimes de la traite” et de les expulser car il paraît qu’elles et ils seront mieux chez elles ou chez eux dans leur famille que sur les trottoirs d’Occident. C’est omettre toute la pauvreté et le manque de liberté que subissent les femmes et transpédégouines dans ces pays, et c’est nier leur capacité à agir, en réduisant leur stratégie économique et de migration à de la “traite”. La traite fait peur et l’émotion suscitée permet tous les mensonges et chiffres fantaisistes. Les chiffres de la traite annoncés sont en effet les mêmes que ceux des entrées illégales sur le territoire, comme si tous les sans-papiers étaient des putes.

Le problème est également que la traite n’est envisagée que dans le cadre de la criminalité organisée et rarement en termes de droits humains pour les victimes. Les victimes sont utilisées pour témoigner contre leur passeur et sitôt le procès terminé, expulsées. Les abolitionnistes prétendent que c’est la demande des clients pour des services sexuels qui crée la traite alors qu’elle se développe seulement depuis ces dernières décennies du fait de l’accroissement des contrôles aux frontières quand la prostitution a elle toujours existé. Et bizarrement, la lutte contre la demande ne paraît pas la solution pour les autres secteurs économiques touchés autant, si ce n’est plus, par le travail clandestin de victimes de “trafics”.

Enfin, le pire du système abolitionniste a lieu dans les pays du Sud, où la réhabilitation ne se fait plus par la pression sociale mais par obligation. En Asie du Sud-Est par exemple, sous la pression de l’administration Bush et des ONG antiprostitution, des lois dites antitraite ont été votées afin de permettre à la police des raids dans les bordels et les karaokés. Les travailleurs du sexe sont battus et violés au passage par la police, emmenés dans des camps de travail et outés auprès de leur famille. Ces mêmes lobbies abolitionnistes obtiennent également l’arrêt des subventions aux associations de prévention sous prétexte que distribuer des préservatifs aux travailleurs du sexe reviendrait à légitimer notre travail.

Mais c’est aussi dans les pays du Sud que le mouvement des travailleurs du sexe est le plus fort au niveau mondial. Au Cambodge et en Thaïlande, les travailleurs du sexe organisent des manifestations avec des milliers de participants. En Inde, un syndicat regroupe plus de 60000 membres. Le mouvement est international et des syndicats se forment dans plusieurs pays, en Argentine, au Brésil, en Afrique du Sud, en Nouvelle-Zélande, en Angleterre, etc. À Paris, lors des Assises de la prostitution qui se tiendront le 20 mars, nous espérons également annoncer la création du premier syndicat en France car il est temps que nous sortions nous aussi du placard de la prostitution.

Thierry Schaffauser